
Libreville le 6 juillet 2023 – ( Dépêches 241). Promesse de campagne du potentiel candidat président, Ali Bongo Ondimba, la « restructuration des banques publiques gabonaises », n’a finalement pas été effective. Alors que le constat de l’époque témoignait d’une fragilité ambiante, notamment du fait d’une « mauvaise gestion des managers placés à la tête de ces banques publiques, d’un déficit de contrôle et de suivi de leurs stratégies et gestion par leurs conseils d’administration », rien n’a été fait. Résultat des courses, le Gabon ne dispose plus d’aucunes banques publiques pouvant « multiplier par 3 les crédits alloués aux projets des TPE et PME ».
« Trois des quatre banques publiques que compte notre pays ont connu des difficultés financières et de gestion importantes ». Le constat est là. De la Banque de l’Habitat du Gabon (BHG) à la Banque Postale en passant par la Banque Gabonaise de Développement (BGD), le système bancaire public gabonais est en grande difficulté. Privant l’économie nationale et les petits porteurs de projets de ressources pouvant leur permettre de se développer. Cette situation chaotique demandait notamment une restructuration profonde à laquelle s’était donc engagé le Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba en 2016.
En effet, pour soutenir les entrepreneurs et les PME gabonaises, de même que les ménages qui souhaitent construire leur logement dans un contexte d’absence de soutien de l’Etat, celui qui prônait un avenir en confiance, promettait de « mener une réforme globale du dispositif public de financement de l’économie ». Des réformes qui devaient à terme, soit en 2023, conduire à « investir au moins 50 milliards de FCFA par an, distribués sous formes de prêts hypothécaires de longue durée aux ménages de la classe moyenne ».
Loin du compte, Ali Bongo Ondimba, qui avait pourtant dans son programme de société en 2016, identifié les grands maux du secteur, à savoir : la mauvaise gestion des managers placés à la tête de ces banques publiques, ainsi que le déficit de contrôle et de suivi de leurs stratégies et gestion par leurs conseils d’administration », n’a donc pas été en mesure de relever ce défi.
Avec une Banque de l’Habitat qui a fait faillite en 2017, des crédits hypothécaires aux ménages encore peu développés, une Caisse de dépôts qui peine à exister face à la montée en puissance du FGIS, le secteur bancaire public s’est finalement désintégré.







