Suspension des décaissement par la Banque Mondiale pour accumulation d’impayés: Le CTRI essuie déboirs et revers 

Le Gabon vient à nouveau d’être suspendu par la Banque Mondiale ©DR

Libreville, le 13 janvier 2024 – (Dépêches 241). La Banque mondiale a décidé de suspendre ses décaissements en faveur du Gabon. C’est ce qu’a révélé  Africa Intelligence en précisant que cette décision intervient après que le gouvernement a accumulé des mois d’impayés. 

Quelques mois après avoir été suspendu en juin dernier pour des accumulations d’impayés, le Gabon vient à nouveau d’écoper d’une autre suspension 7 mois seulement après la précédente. L’annonce de cette suspension aurait été donnée à Mays Mouissi ministre de l’Economie il ya quelques semaines à Yaoundé. « Pour la deuxième fois en un an, la Banque mondiale a été contrainte de suspendre ses financements au profit du Gabon. La décision a été annoncée au ministère de l’économie gabonais en amont du sommet extraordinaire de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), qui s’est tenu le 16 décembre, à Yaoundé », a-t-on pu lire. 

Si lors de la précédente suspension le gouvernement Ndong Sima qui avait invoqué « l’aléa technique pour justifier ses retards, était parvenu à régulariser sa situation en quelques jours », il semble que cette fois la situation soit plus complexe en ce qu’elle survient dans un contexte où le pays subit des tensions de trésorerie. « L’État gabonais fait plus que jamais face à des tensions de trésorerie en ce début d’année 2025 et lors du segment de haut niveau du sommet de la Cemac de Yaoundé, Abebe Aemro Selassie, le directeur Afrique du Fonds monétaire international (FMI), s’était particulièrement arrêté sur la situation de la dette gabonaise, au grand dépit de Brice Clotaire Oligui Nguema », ajoute Africa Intelligence.  

Selon plusieurs sources, le Gabon a accumulé des arriérés d’une valeur d’environ 10 milliards de francs CFA, d’où la suspension. Les conséquences de cette suspension pourraient impacter plusieurs projets en cours. Il s’agit par exemple de projets de modernisation des villes à travers la construction des routes pavées, la formation des jeunes dans les métiers techniques, l’extension de la fibre optique vers les pays voisins ou encore le projet de numérisation de l’administration gabonaise.

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