Mise en service du port fluvial de Ndjolé: prévue pour avril 2025, la livraison se fait toujours attendre

Bien qu’initialement prévu pour avril 2025, le ministre des Mines Gilles Nembe a reconnu un retard dans la livraison, sans donner de nouveau calendrier ©DR

Libreville, le 13 juin 2025 – (Dépêches 241). Il y a presqu’un an, le Chef de l’État, alors Président de la Transition, posait la première pierre du futur port fluvial minéralier et commercial de Ndjolé, avec pour projection de sa mise en service en avril 2025. Seulement, deux mois après la date indiquée pour son ouverture, la livraison de cette infrastructure continue de se faire attendre par les populations gabonaises.

Le 21 juin 2024, au cours de sa tournée républicaine, notamment à Ndjolé dans le Moyen-Ogooué, le Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, avait posé la première pierre du port fluvial minéralier et commercial. Pour appuyer là volonté du numéro un gabonais, son Ministre des Mines, Gilles Nembe, s’était rendu en mission d’inspection dans ladite localité le 14 août 2024, afin de procéder au contrôle des travaux. « Le temps des éléphants blancs est révolu », avait lancé Gilles Nembe, très enthousiaste à l’idée que ce projet serait effectivement livré à échéance indiquée.

Ledit a pour ambition de permettre l’acheminement rapide et fluide des minerais vers les zones industrielles ou d’exportation, contribuant ainsi à l’ambition gouvernementale de transformer localement une partie des minerais. Seulement, à ce jour, ce port très attendu qui devait en outre faciliter non seulement le transport fluvial et maritime dans la région, mais aussi l’approvisionnement de nombreux produits vivriers dans l’hinterland, principalement à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime, se fait toujours attendre par les gabonais, deux mois après la date indiquée de sa mise service, c’est à dire avril 2025. 

Sans lui souhaiter le triste sort qui a été réservé à de nombreux projets de cette envergure au Gabon, sous l’ancien régime notamment, il serait judicieux pour les autorités en charge de ce dossier, d’éclairer l’opinion sur les raisons du non-respect des échéances initialement prévues pour la livraison de cette infrastructure. Au risque de laisser libre cours à la spéculation et aux développements de tous genres chez les populations, qui rappellent sinistrement l’époque des maquettes et des éléphants blancs du régime déchu. 

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