
Libreville, le 8 août 2025 – (Dépêches 241). Dernièrement invité sur le plateau de la chaîne française TV5Monde, l’ancien Directeur de Cabinet d’Ali Bongo Ondimba, Brice Laccruche Alihanga, est revenu sur son calvaire dans les geôles de la prison centrale du Gros Bouquet, à Libreville. Sans détours, celui qu’on appelle affectueusement BLA a évoqué la « mise à mort » programmée par l’ancienne Première Dame et son fils à son endroit.
Il y a quelques jours, Brice Laccruche Alihanga, était sur le plateau de TV5 Monde. Dans un discours sans fioritures, l’ancien « messager intime » d’Ali Bongo Ondimba a évoqué sa situation de détention à la prison centrale de Libreville. Pièce exiguë, privation de visites familiales, absence de salubrité, BLA a décrit ce qui pourrait être perçu comme son « Hiroshima intérieur » vécu au Gros Bouquet.
Revenant sur sa déchéance, l’ex Président de l’Association des Jeunes Émergents Volontaires (AJEV) a expliqué les circonstances troublantes dans lesquelles Ian Ghislain Ngoulou, ancien Directeur de Cabinet de Noureddin Bongo Valentin, alors Coordinateur Général des Affaires Présidentielles (CGAP), serait venu lui avouer sa « mise à mort » programmé. « Il est venu dans ma cellule, il m’a dit écoute je porte tes vêtements, j’habite ta maison et après les élections je te mettrai 25 à 30 ans c’est décidé », a-t-il d’abord déclaré, avant d’ajouter en soutenant qu’il s’agissait d’une « mise en œuvre organisée, planifiée qui était faite pour m’assassiner ».
Des propos qui en disent long sur les conditions de détention de plusieurs détenus au sein de l’univers carcéral au Gabon, mais qui révèlent surtout que l’instrumentalisation de la justice gabonaise semble encore avoir des beaux jours devant elle, tant il est encore possible de « coller » des peines à des justiciables au gré des humeurs du détenteur du pouvoir Exécutif.







