
Akanda, le 19 septembre 2025 – (Dépêches 241). La campagne électorale comptant pour les scrutins législatifs et locaux du 27 septembre prochain s’est ouverte le 17 septembre dernier à minuit. Dans ce cadre, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, candidat à la députation dans le 2ᵉ arrondissement d’Akanda et tête de liste à l’élection municipale de la même circonscription sous la bannière de l’Union nationale (UN), s’est entretenu avec les médias. L’occasion pour lui de partager sa vision pour Akanda et pour le pays, mais aussi d’adresser un message d’espoir, en exprimant sa foi dans un processus électoral qu’il espère plus fiable aujourd’hui qu’en 2018.
Dans une ambiance sobre mais conviviale, le vice-président de l’Union nationale a tenu à marquer la circonstance, après une période de silence consécutive à l’élection présidentielle, où le candidat qu’il soutenait et dont il était l’un des porte-paroles l’a largement emporté. Ce retour sur la scène politique n’est pas une rupture, mais la continuité d’un engagement citoyen. Depuis les événements du 30 août 2023, ses prises de parole sont devenues pour beaucoup des moments attendus, tant sa longue expérience en politique nourrit le débat public.
Face aux journalistes venus nombreux, Ntoutoume Ayi a tenu un discours ferme. Il a appelé les électeurs à la vigilance contre une classe politique versée dans la transhumance, les changements d’allégeance d’un parti à un autre au gré des opportunités. Il a rappelé sa constance, se présentant comme un acteur politique stable, fidèle à ses idées et à ses ambitions. Parmi ses priorités, il propose de mettre à disposition du gouvernement des parcelles pour combler le déficit d’établissements scolaires à Akanda, et d’impulser une autonomie agricole grâce à un vaste programme maraîcher créateur d’emplois.
Interrogé sur sa stratégie électorale après son échec de 2018 et le retrait de sa candidature en 2023, le directeur général de la dette a mis en avant la constance de son engagement : « Entre 2018 et aujourd’hui, je n’ai pas changé. Je dirais même que je n’ai pas changé de stratégie. Il se trouve que le pays a changé. Et si j’étais prétentieux, je dirais que le pays m’a rejoint. En 2018, on ne gagnait pas les élections, on était déclaré vainqueur », a-t-il affirmé avec une pointe d’ironie.
Pour lui, l’époque des scrutins tronqués est révolue. S’appuyant sur les déclarations des militaires ayant justifié le coup d’État du 30 août 2023 par le manque de transparence électorale, il a insisté sur le fait que seuls les résultats sortis des urnes devraient désormais faire foi. « Sauf à considérer que le 30 août Manfoumbi a menti. Parce que c’est la première raison qu’il a donnée pour justifier leur position », a-t-il lancé, avant de conclure : « Je suis persuadé qu’en 2025 on ne va plus déclarer vainqueur celui qui a perdu », a-t-il ajouté.
Au-delà de la campagne et de son discours sur la constance, Ntoutoume Ayi entend peser dans la prochaine législature. À l’Assemblée nationale, il souhaite défendre avec conviction la mise en œuvre du projet de société du président de la République, par ordre de priorités. Il envisage également de proposer une loi relative à l’indépendance financière des médias. Estimant que la subvention actuelle de l’État est insuffisante et entretient une dépendance, il suggère que les entreprises consacrent 1 % de leur chiffre d’affaires au financement des médias, afin de renforcer leur autonomie et leur crédibilité.
In fine, en plaçant la constance au cœur de son discours, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi se distingue d’une classe politique qu’il juge trop versée dans l’opportunisme. Entre sa vision pour Akanda, son engagement en faveur d’un processus électoral transparent et son ambition de réformes à l’échelle nationale, il se présente comme un acteur décidé à conjuguer expérience, fidélité et innovation. À la veille des élections, son pari est clair : convaincre que la victoire doit désormais découler des urnes et non des déclarations d’appareil.







