
Libreville, le 10 novembre 2025 – (Dépêches 241). Alors que le procès controversé des Bongo-Valentin s’est ouvert ce jour à Libreville, sous fond de tension après la publication par le clan Bongo-Valentin de plusieurs vidéos faisant état de l’implication personnelle du Chef de l’État dans la procédure judiciaire qui vise ces derniers, la présidence de la République a tenu à clarifier les choses. À l’occasion de sa conférence de presse du vendredi 7 novembre dernier, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a livré la position du Palais présidentiel: quel que soit le nombre de vidéos publiées par les Bongo-Valentin sur le Chef de l’État, leur procès se tiendra bel et bien et ira à son terme.
Ces derniers jours, l’ancienne famille présidentielle du Gabon, visée par un procès qui a débuté ce jour à Libreville, multiplie les sorties médiatiques. Interviews vidéos à charge contre le nouveau régime, lettres de remerciements de quelques soutiens, publication des vidéos montrant l’implication directe de l’actuel Chef d’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, dans la procédure judiciaire qui les concerne, tel est le lot offert par les Bongo-Valentin depuis quelques jours.
Une attitude qui n’a pas tardé à faire réagir le Palais du Bord de Mer. En effet, lors de sa dernière conférence de presse, Théophane Nzame-Nze Biyoghe, a rappelé la position du Palais présidentiel face à ce qu’il qualifie de tentative de manipulation de l’opinion. « Qu’on se le tienne pour dit, quel que soit le nombre de vidéos, le procès s’ouvrira le 10 novembre et la justice sera rendue par les magistrats Gabonais et qui vont délibérer librement », a-t-il d’abord avancé avec fermeté.
Le porte-voix de la Présidence de la République fonde son argumentaire sur deux principales questions: « est-ce que les Gabonais dans leur écrasante majorité tiennent à ce que les Bongo-Valentin soient jugés ? Je vais m’hasarder à dire que la réponse à cette question c’est oui, un grand oui, un énorme oui », a-t-il soutenu.
Et de poursuivre: « est-ce que à la suite de la publication de ces vidéos, quel qu’en soit le nombre, quel qu’en soit le contenu, les Gabonais considéreront que les Bongo-Valentin doivent être dispensés de leur comparution et de leur jugement parce ce serait des petites victimes innocentes ? C’est là matière à sondage, et en tant que journalistes, vous êtes mieux placés que moi pour mener ce sondage et nous aider répondre tous à cette question sur les vidéos » a-t-il ajouté.







