
Libreville, le 10 novembre 2025-(Dépêches 241). Il y a quelques jours, le Président du Parti politique Ensemble Pour le Gabon (EPG), Alain Claude Bilie-by-Nze, était encore face aux médias locaux et internationaux. Lors de cette conférence de presse, il est revenu sur les nombreuses dérives observées dans la Cinquième République Gabonaise. En attaquant le nouveau régime sur ses carences, le natif de Makokou soutient que « celui qui ne fait pas mieux que ce qu’il a dénoncé, fait pire ».
Le dernier Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba n’entend pas disparaître médiatiquement. À l’occasion d’une conférence de presse tenue le 7 novembre dernier, il a encore donné de la voix, en dénonçant ce qu’il qualifie de mensonge d’État, à savoir le Coup d’État du 30 août 2023. Fidèle à sa verve, l’ancien député de Makokou souligne « le désenchantement d’un peuple qui se sent trahi et qui n’y croit plus », a-t-il soutenu.
Toujours dans le même registre, Alain Claude Bilie-by-Nze défend l’idée que « le 30 août 2023, le Gabon croyait renaître, 2 ans plus tard, il s’enfonce chaque jour un peu plus. Ayant écouté le discours des militaires le 30 août 2023 mais surtout le 4 septembre 2023, le peuple Gabonais avait espéré à un monde nouveau. Celui d’un État plus juste, plus ouvert, plus transparent, plus respectueux des droits humains, plus empathique face à la souffrance du plus grand nombre, un État mieux préoccupé par l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens », a-t-il poursuivi.
Le Président d’Ensemble Pour le Gabon (EPG) a continué sur sa salve de dénonciations dans les termes suivants: « au lieu de la restauration promise et de la félicité annoncée, le pouvoir s’est vautré dans les travers qu’il dénonçait hier, plongeant ainsi dans un inacceptable abaissement moral, car celui qui ne fait pas mieux que ce qu’il a dénoncé fait pire », a-t-il renchéri au sujet des graves manquements du nouveau régime.
Pour finir, il a dressé ce qui pour lui peut désormais être accroché au bilan des militaires, depuis leur arrivée au pouvoir. « Partout mes chers compatriotes, c’est l’impunité qui règne, c’est la corruption, ces sont les injustices, c’est l’insécurité l’enrichissement illicite et insolent de quelques proches et affidés du régime », a-t-il énuméré.
Et de conclure en affirmant que « dans le même temps, la précarité du plus grand nombre s’accentue, le chômage de masse s’installe et devient endémique, surtout chez les jeunes. Sous nos yeux, chacun peut observer que la Transition, censée incarner la rupture a fini par reproduire en pire ce qu’elle prétendait corriger. La Transition n’a été qu’une succession de trahisons », a bouclé ACBBN.







