Intérim au Gouvernement: en plus de ses nombreux portefeuilles ministériels, Henri Claude Oyima va assurer l’intérim de Barro Chambrier et Laurence Ndong 

Un seul homme pour tout faire, Oyima au coeur des critiques et plus ministre que jamais ©Montage Dépêches 241

Libreville, le 15 novembre 2025-(Dépêches 241). Hier soir, la Secrétaire Générale de la Présidence de la République, Murielle Minkoue a rendu public le communiqué déterminant les membres du Gouvernement qui vont assurer l’intérim de leurs collègues récemment élus à l’Assemblée Nationale, à la faveur de la dernière élection législative. Le moins que l’on constate c’est l’alourdissement des charges de Henri Claude Oyima. Déjà détenteur de plusieurs portefeuilles ministériels, le natif de Ngouoni assurera également l’intérim d’Alexandre Barro Chambrier, Vice-président de la République du Gouvernement et de Laurence Ndong, Ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie Bleue.

Déjà Ministre d’État, Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère et Président Directeur Général (PDG) de la BGFI Holding, Henri Claude Oyima voit ses charges s’alourdir un peu plus. En effet, lors d’un court communiqué lu par Murielle Minkoue, Secrétaire Générale de la Présidence de la République, le banquier s’est vu attribuer la mission d’assurer l’intérim de deux de ses collègues récemment élus à l’Assemblée Nationale.

« Par décret du Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, en date du 14 novembre 2025, l’intérim des membres du Gouvernement ayant présenté leur démission ce jour est assuré selon les indications ci-dessous. Monsieur Henri Claude Oyima, Ministre d’État, Ministre de l’Économie, des Finances, de la Dette et des Participations, chargé de la Lutte contre la Vie Chère assure l’intérim de Monsieur Hugues Alexandre Barro Chambrier précédemment Vice-président du Gouvernement. Madame Laurence Mengue Me Nzogue, Épouse Ndong précédemment Ministre de la Mer, de la Pêche et de l’Économie Bleue », a précisé Murielle Minkoue. 

Un élargissement des charges qui ne manque pas de soulever des questions sur l’efficacité du service public durant cette période, au regard de l’accumulation des postes déjà fortement reprochée au patron de BGFI. Plusieurs observateurs estiment qu’un tel cumul, rarement observé dans les États modernes, risque de fragiliser les mécanismes de contrôle interne et de réduire la capacité de contre-pouvoir au sein même de l’exécutif. Comment un ministre déjà au cœur des finances publiques peut-il garantir un suivi rigoureux de dossiers aussi vastes que la dette, la lutte contre la vie chère, la mer ou la pêche, tout en assurant simultanément deux intérims majeurs ?

De plus, confier encore davantage de responsabilités à une figure déjà au centre de nombreux débats sur la gouvernance économique soulève des inquiétudes sur la lisibilité de l’action publique. Pour plusieurs analystes, l’État semble s’exposer au risque d’un déséquilibre administratif où l’efficacité dépendrait d’un seul acteur, créant une vulnérabilité en cas de crise ou de défaillance. Une organisation institutionnelle construite autour de charges aussi concentrées ne peut que remettre en question la capacité du gouvernement à offrir un service public fluide et performant.

Un élargissement des charges qui ne manque donc pas de soulever des questions sur l’efficacité du service public durant cette période, au regard de l’accumulation de postes déjà fortement reprochée au patron de BGFI. Reste désormais à savoir combien de temps va durer cet intérim, afin de ne point durablement ralentir le fonctionnement régulier de l’État.

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