
Libreville, le 17 Novembre 2025 – (Dépêches 241). Après la constitution du nouveau bureau de l’assemblée nationale qui devrait intervenir ce 17 novembre 2025, qui a contraint certains ministres à quitter le gouvernement, l’annonce d’une nouvelle équipe gouvernementale dans les prochaines jours, semble s’imposer désormais comme un moment clé de la séquence politique ouverte par les récentes élections législatives. La démission des 18 ministres élus députés ayant plongé l’exécutif dans une configuration provisoire peu rassurante, révélant un système d’intérim, parfois, contesté au sein de l’opinion. Les critiques ont particulièrement visé l’accumulation de portefeuilles entre les mains de proches parents du chef de l’État. Une situation jugée fragile pour la conduite des affaires publiques.
L’installation du bureau de la première législature de la Vè république, prévue selon le chronogramme de la transition pour ce 17 novembre 2025, constitue le point de bascule. Une fois cette étape franchie, la formation d’un nouveau gouvernement apparaît inévitable. Le retour à une équipe complète et opérationnelle est crucial pour dissiper les doutes et restaurer une dynamique administrative mise entre parenthèses depuis l’entrée au Parlement d’une partie substantielle de l’exécutif.
Dans les milieux politiques et parmi les analystes, deux scénarios se dessinent. Le premier, considéré comme le plus probable par certains observateurs, miserait sur une reconduction quasi automatique des membres sortants. Cette option s’appuierait sur la proximité étroite entre le président de la république et plusieurs figures de son précédent gouvernement, relation qui a jusque-là pesé dans les arbitrages ministériels et entretenu une forte continuité dans la conduite de l’action publique.
Le second scénario, plus incertain mais évoqué tout de même, serait celui d’une ouverture. Le chef de l’État pourrait en effet profiter de cette recomposition pour introduire de nouvelles personnalités, signalant une volonté d’élargissement ou d’ajustement stratégique. Une telle orientation créerait une rupture notable avec la logique de fidélité qui a marqué les nominations précédentes, tout en répondant à certaines attentes d’une partie de l’opinion réclamant davantage de renouvellement.
Quoi qu’il en soit, l’annonce du gouvernement Oligui 2 devrait clarifier dans les prochains jours les intentions réelles du pouvoir en place. Ce remaniement, né d’une situation institutionnellement contraignante, représente aussi une opportunité politique : celle d’affirmer une forme de cohérence, de corriger certaines fragilités et d’envoyer un signal suffisamment fort sur la direction que prendra la gouvernance actuelle. Les choix opérés diront clairement si l’exécutif privilégie la continuité, l’ouverture, ou une combinaison prudente des deux.







