Steeve Nzegho Dieko et la ponérologie politique : penser les dérives du pouvoir

Raphaël Ngazouzet, l’ancien ministre de la Fonction Publique de la Transition ( à gauche ) posant avec Nzegho Diecko au terme de la présentation de son ouvrage ©Dépêches 241

Libreville, le 14 décembre 2025 – (Dépêches 241). Le Musée National des Arts, Rites et Traditions du Gabon a servi de cadre, hier, au vernissage de l’ouvrage « La Ponérologie politique en Afrique contemporaine », signé par Steeve Nzegho Dieko, ancien Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG). Un rendez-vous intellectuel d’envergure, placé sous le sceau de la réflexion critique sur les dérives du pouvoir dans les sociétés africaines contemporaines.

Dans une atmosphère studieuse et empreinte de solennité, universitaires, acteurs politiques, membres de la société civile et passionnés de pensée critique ont pris part à des échanges nourris autour des thèses développées par l’auteur. Le concept de « ponérologie politique », qui interroge la pathologie du pouvoir et ses manifestations destructrices, a suscité des débats profonds, révélant l’actualité et la pertinence du propos dans un contexte africain en quête de renouveau institutionnel et éthique.

À travers cet ouvrage, Steeve Nzegho Dieko invite à une lecture lucide des mécanismes de domination, des abus d’autorité et des dérives systémiques qui entravent le développement démocratique du continent. Loin de toute posture polémique, le livre se veut un outil d’analyse, appelant à une prise de conscience collective et à une réhabilitation de la responsabilité morale dans l’exercice du pouvoir.

Visiblement ému par la forte mobilisation, l’auteur a tenu à exprimer sa reconnaissance à l’endroit du public venu nombreux. Il a salué la qualité des échanges, la pertinence des questions soulevées et l’intérêt manifeste pour le débat d’idées, soulignant que cette adhésion confère tout son sens à son travail d’écriture.

En définitive, « La Ponérologie politique en Afrique contemporaine » s’impose comme une contribution intellectuelle majeure, rappelant que la réflexion critique demeure un levier essentiel de transformation sociale et politique. Un appel à penser le pouvoir autrement, à l’heure où l’Afrique cherche à rompre avec les schémas qui ont trop longtemps compromis son avenir.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*