
Libreville, le 23 Janvier 2026 – (Dépêches 241). La récente incarcération des syndicalistes Marcel Libama et Simon Edzo Ndong provoque une onde de choc au sein de l’opinion publique et soulève des interrogations sur l’État de droit et la démocratie en Ve République. Jean Valentin Leyama, leader syndical et figure influente du pays, a exprimé une profonde indignation après le placement sous mandat de dépôt des deux syndicalistes, accusant le pouvoir actuel de trahir les principes et les promesses de la Transition. Selon lui, cette arrestation est un recul déplorable qui met à mal les espoirs de réformes démocratiques promises après le coup d’État du 30 août 2023.
L’incarcération de Marcel Libama et Simon Edzo Ndong, deux figures majeures du mouvement syndical, est perçue comme un acte politique visant à étouffer toute forme de contestation. Jean Valentin Leyama, dans une déclaration vigoureuse, dénonce cette situation comme un tournant inquiétant pour la démocratie au Gabon. « Avec l’incarcération des syndicalistes Marcel Libama et de Simon Edzo, la Ve République renie les promesses de démocratisation de la Transition formulées solennellement en septembre 2023, au lendemain du coup d’État » , a-t-il affirmé, soulignant ainsi une rupture flagrante entre les engagements de l’État et les réelles pratiques de gouvernance actuelles.
A dire vrai, les propos de Jean Valentin Leyama résonnent comme une véritable désillusion face à un pouvoir censé incarner le changement. En citant la Ve République, il fait référence à un modèle politique censé respecter les principes démocratiques et les droits fondamentaux, mais qui, selon lui, semble aujourd’hui s’éloigner de ces idéaux. L’arrestation de Libama et Edzo Ndong, sur fond de motivations politiques non dissimulées, fragilise davantage l’image d’un gouvernement qui, malgré les promesses de réforme, semble se diriger vers une dérive autoritaire.
L’indignation de l’ancien Député de la Transition, Jean Valentin Leyama s’ancre dans une analyse plus large de la situation politique actuelle. Selon lui, l’arrestation des deux syndicalistes n’est pas simplement un fait isolé, mais plutôt un signal inquiétant quant à l’orientation du régime en place. La Transition, qui était censée être synonyme d’ouverture démocratique, laisse place à des pratiques répressives qui rappellent les pires travers du régime ancien. L’arrestation de ces figures emblématiques du syndicalisme révèle un décalage profond entre le discours officiel et la réalité de la répression politique.
Enfin, la déception exprimée par Jean Valentin Leyama n’est pas simplement celle d’un militant, mais celle de toute une population qui nourrissait des espoirs de changement après le renversement du régime précédent. L’incarcération de Libama et Edzo Ndong fragilise ces espoirs et menace l’élan de démocratisation tant attendu. Pour Leyama, ce climat d’intolérance risque de nuire à la stabilité politique du pays et d’isoler davantage les autorités de la réalité des aspirations populaires. La lutte pour les libertés et les droits syndicaux, essentielle à toute démocratie, semble plus que jamais mise à mal.







