Grève dans l’éducation : selon Yama, une année de renoncement des privilèges présidentiels et du gouvernement suffi à résorber la crise 

Pour Jean Remy Yama  Président du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP) il suffit au Chef de l’Etat et ses membres du gouvernement de renoncer à leurs privilèges pour ramener le enfants des les classes ©Dépêches 241

Libreville, le 24 Janvier 2026-(Dépêches 241). Le Président du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP), Jean Rémy Yama a donné une conférence de presse il y a 48 heures. Lors de sa déclaration, il est revenu sur un épisode qui fait grand bruit ces dernières semaines, à savoir la grève dans le secteur de l’éducation. Au sujet des revendications de ces derniers, l’ancien sénateur de la Transition n’a pas été tendre envers le nouveau régime, soutenant même que « le renoncement de la moitié des fonds de souveraineté du Président de la République, des ministres et des institutionnels en une année peut permettre de régulariser toutes les situations administratives des agents publics avec effet solde » 

Fidèle à sa tonalité critique, Jean Rémy Yama, leader du Parti National pour le Travail et le Progrès (PNTP), était dernièrement face à la presse locale et internationale pour exprimer son opinion par rapport à la situation politique, économique et sociale du Gabon. Revenant principalement sur la crise qui secoue l’éducation nationale depuis bientôt 1 mois, l’homme politique a livré sans concession son avis au sujet des revendications des enseignants. 

Pour le Président du PNTP, comme les anciennes autorités du pays, les nouveaux dirigeants du Gabon ne semblent pas être préoccupés à satisfaire les revendications des agents de l’État. Mieux, il soutient qu’avec un peu de volonté politique, ces derniers pourraient même solder leur dette vis-à-vis des agents publics gabonais en seule année. « Le renoncement de la moitié des fonds de souveraineté du Président de la République, des ministres, des institutionnels et autres en une année peut permettre de régulariser toutes les situations administratives des agents publics avec effet solde », a-t-il déclaré.

Toujours sur la possibilité pour les nouveaux tenants du pouvoir de résoudre les problèmes des agents de l’État, l’ancien leader syndical a ajouté qu’en renonçant à leurs fonds politiques, le temps d’une année seulement, les membres de l’exécutif et les institutionnels pourraient « payer tous les rappels en cours des agents publics, de régulariser la situation des retraités et du paiement de leurs sommes dûes ainsi que des services rendus », a-t-il renchéri sur le sujet.

Si cette nouvelle prise de parole continue d’alimenter les discussions au sein de l’opinion, il convient de souligner une certaine pertinence dans ses propos, car il est indécent qu’une petite caste de personnes continuent d’être gavées de privilèges indus, quand c’est la pitance et la misère qui semblent être imposées au plus grand nombre, notamment aux enseignants, ces sculpteurs d’âmes, ces orfèvres de la société de demain, mais toujours aussi précarisés. 

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