Suspension des activités du Samu Social Gabonais: l’État peut-il rester sourd face à l’urgence humanitaire ?

 Le président de la République Brice Clotaire Oligui Nguema en compagnie de Wenceslas Yaba coordinateur du Samu Social peut-il laisser cette situation perdurer ©DR

Libreville, le 27 Février 2026 – (Dépêches 241). L’annonce, ce 25 février 2026, par le Samu Social Gabonais de la suspension momentanée de ses activités constitue un choc d’une gravité exceptionnelle pour notre pays. Derrière la sobriété douloureuse du communiqué, se cache une réalité autrement plus dramatique. Celle de milliers de Gabonais, désormais privés d’un accès gratuit, immédiat et vital aux soins. Une situation qui, quarante-huit heures après son officialisation, continue de susciter incompréhension, inquiétude et indignation.

Comment comprendre, en effet, qu’aucune disposition concrète n’ait été prise par l’État, près de deux jours après cette annonce, pour permettre une reprise rapide et effective des activités d’une institution qui soigne, opère et accompagne gratuitement chaque jour des milliers de compatriotes ? Comment admettre ce silence, alors même que le Samu Social Gabonais constitue l’un des piliers les plus visibles et les plus efficaces de la politique de santé publique à vocation sociale ?

Le Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a jamais cessé d’affirmer son attachement profond à l’accessibilité des soins pour le plus grand nombre. Le renforcement de l’offre de santé, la lutte contre les inégalités d’accès aux soins et la protection des plus vulnérables figurent au cœur de ses priorités politiques. À ce titre, le Samu Social Gabonais incarne, depuis sa création, cette ambition humaniste du Chef de l’Etat, assurant avec courage, responsabilité et détermination une mission de service public que nul autre acteur ne parvient à remplir avec une telle constance.

Seulement de façon curieuse, dans son communiqué, le coordinateur du Samu Social, Wenceslas Yaba, évoque sans détour « l’inexistence des moyens ». Une affirmation lourde de sens. Comment expliquer qu’une structure aussi essentielle, reconnue pour son efficacité, soit soudainement privée des ressources nécessaires à l’accomplissement de ses missions vitales ? Par quoi une telle situation peut-elle se justifier ? Qui peut bien, aujourd’hui, priver le Samu Social de moyens, et dans quel dessein ?

Chaque jour, ce sont près de 2 500 patients qui franchissent les portes du Samu Social pour consulter, 400 compatriotes visités gratuitement à domicile après un appel au 1488, des nourrissons pris en charge en urgence sous couveuses, des malades admis en réanimation, des personnes opérées gratuitement de la cataracte. Suspendre cette chaîne de solidarité médicale, c’est exposer brutalement des milliers de familles à la détresse, à l’angoisse, et parfois à la mort.

Face à une telle urgence, l’inaction interroge. Elle heurte. Elle inquiète. L’État peut-il raisonnablement demeurer insensible devant la perspective de drames humains pourtant évitables ? Peut-il accepter qu’une structure dédiée précisément à la prévention des décès évitables soit contrainte d’interrompre ses activités faute de moyens ?

Plus encore, cette situation fait planer le spectre d’un véritable boycott de la politique sanitaire voulue par le Chef de l’État Brice Clotaire Oligui Nguema. Qui peut être à l’origine d’une telle manœuvre de déstabilisation, dans un contexte social déjà fragile ? Veut-on, délibérément, ajouter une crise sanitaire majeure aux tensions économiques et sociales existantes ? Et si oui, dans quel intérêt ?

L’heure n’est plus aux constats, mais à l’action. Le Président de la République est solennellement interpellé afin qu’il intervienne personnellement, sans délai, pour garantir la continuité des activités du Samu Social Gabonais. Attendre, c’est prendre le risque d’enregistrer des décès, des drames, des souffrances qui auraient pu être évités, comme ce fut le cas durant toutes ces années grâce à l’engagement sans faille des équipes du Samu.

Dans un pays où la solidarité et l’humanisme sont érigés en valeurs cardinales, la survie du Samu Social ne saurait dépendre de contingences administratives, budgétaires ou politiques. Elle relève d’un impératif moral, social et républicain. Car au-delà des chiffres, ce sont des vies humaines qui sont aujourd’hui suspendues à une décision. Et face à la détresse, le silence n’est jamais neutre : il devient, hélas, une responsabilité. 

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