
Libreville, le 3 avril 2026-(Dépêches 241). Annoncée avec fracas par la Coalition pour le Salut du Football Gabonais (CSFG), la marche censée contester la candidature de Pierre Alain Mounguengui à la présidence de la Fédération Gabonaise de Football n’aura finalement été qu’un feu de paille. Organisée par certains anciens internationaux et des candidats recalés pour défaut de dossier conforme, l’initiative s’est rapidement heurtée à l’autorité de l’État, mettant fin à ce qui s’apparentait davantage à une agitation de circonstance qu’à une véritable contestation structurée.
Présentée par ses promoteurs comme une démonstration de force contre la candidature de Pierre Alain Mounguengui, président sortant de la Fegafoot, la marche initiée par la Coalition pour le Salut du Football Gabonais devait traduire, selon ses organisateurs, l’indignation d’une partie des acteurs du football national. Dans les faits, l’initiative a surtout ressemblé à une tentative maladroite de mobilisation orchestrée par quelques anciens internationaux et des candidats dont les dossiers ont été rejetés pour défaut de documents.
Finalement, la marche s’est révélée être une véritable révolution des tribuns et des inconséquents, beaucoup plus bruyants dans les déclarations que dans la réalité du terrain. Face à cette initiative aux contours pour le moins flous, les autorités publiques ont très vite pris la mesure de la situation. Comprenant qu’il s’agissait d’une manœuvre susceptible de troubler l’ordre public, elles ont mis un terme à cette tentative de démonstration de rue.
Il est toutefois important de rappeler une évidence juridique, une marche n’est en rien un argument de droit dans un processus électoral. Pire encore, lorsqu’elle n’est pas soumise à l’autorisation préalable du ministère compétent, elle devient tout simplement illégale. En intervenant rapidement, l’État n’a fait qu’exercer son rôle régalien de garant de l’ordre public et du respect des règles.
Car derrière les discours enrobés de grands principes sur l’éthique, l’intégrité ou encore la transparence et la volonté de modernisation du football gabonais, certains observateurs voient surtout une tentative de blocage du processus électoral. Une stratégie portée par des individus dont les ambitions ont été contrariées par les exigences réglementaires de la commission électorale.
En réalité, et c’est important de le souligner, pour beaucoup, il s’agirait moins de défendre des principes que de préserver des intérêts personnels, certains estimant manifestement qu’ils devraient eux aussi « manger » dans les arcanes du football national.
Finalement, la marche annoncée n’aura été qu’une agitation sans véritable portée. L’intervention rapide des autorités aura permis d’éviter que cette initiative ne se transforme en spectacle inutile. Ce qui devait être présenté comme une démonstration de force s’est dissipé comme une bulle de savon, laissant derrière elle l’image d’une contestation improvisée, davantage nourrie par la frustration que par de véritables arguments juridiques.
Et pendant que certains tentaient d’organiser la rue, le processus électoral, lui, poursuit simplement son cours avec la dernière partition qui sera jouée par la commission électorale pour rendre publique, de façon définitive, la liste des candidats retenus pour l’élection qui se tiendra le 18 avril prochain à Mouila.







