Bas de Gué-Gué : quand les engins de Mika Service transforment une route en champ de ruines

La voie secondaire menant dans la cité du Bas de Gue Gue dans une situation de délabrement avancée ©Dépêches 241

Libreville, le 7 avril 2026 – (Dépêches 241). Au carrefour Charbonnages, dans le 1er arrondissement de la commune de Libreville, une entreprise de travaux publics censée bâtir et aménager des infrastructures semble aujourd’hui exceller dans l’art inverse: la destruction. Depuis plusieurs jours, les engins lourds de Mika Services empruntent une voie secondaire menant à la cité du Bas de Gué-Gué, la transformant progressivement en champ de fissures, de crevasses et de trous, au grand désarroi des riverains.

La scène est devenue quotidienne. Niveleuses, camions-bennes et autres engins de chantier défilent à cadence soutenue sur cette petite voie secondaire qui n’a jamais été conçue pour supporter de telles charges. Sous le poids répété de ces machines, la chaussée déjà peu abîmée cède. Elle se fissure, se disloque, s’affaisse. Chaque passage élargit les creux, approfondit les trous et accélère la dégradation d’une route déjà fragile.

Une route qui se fissure un peu plus chaque jour

Ces mouvements incessants d’engins s’inscrivent dans le cadre d’un projet dont la nature reste encore difficile à identifier pour les riverains. Pourtant, les conséquences sont, elles, parfaitement visibles. Une route qui se dégrade à vue d’œil et un quartier qui subit les nuisances d’un chantier dont personne ne semble vouloir assumer les dommages collatéraux.

Le plus choquant reste sans doute l’attitude de l’entreprise elle-même. Mika Services, spécialisée dans les travaux routiers, utilise cet axe à longueur de journée mais ne semble nullement se sentir tenue de le préserver, encore moins de le réparer. Le paradoxe est brutal. Une entreprise censée construire des routes contribue ici à en accélérer la destruction.

Réparer ce que l’on détruit, une obligation, pas une option

Il est donc temps que Mika Services prenne ses responsabilités. On ne peut pas exploiter une route, la dégrader à coups d’engins lourds et ensuite détourner le regard comme si les dégâts relevaient du hasard. Cette voie doit être remise en état. Et rapidement. Les riverains ne peuvent pas payer le prix de la négligence d’une entreprise qui, ironie du sort, fait entre autres le métier de construire et d’entretenir des routes.

Pendant ce temps, les habitants du Bas de Gué-Gué regardent leur voie d’accès se dégrader un peu plus chaque jour. Demain, ils seront les seuls à affronter les nids-de-poule, la boue, la poussière et les difficultés de circulation. 

Une situation qui pose une question simple : comment une entreprise capable de construire des routes peut-elle, en toute indifférence, détruire celle qu’elle emprunte sans se sentir responsable de la remettre en état ? La question reste ouverte. 

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