
Libreville, le 20 mai 2026 – (Dépêches 241). La réouverture lundi dernier après presqu’un an de fermeture de l’axe échangeur de Nzeng-Ayong/Rond-Point continue de susciter commentaires et interprétations dans l’opinion. Si pour beaucoup, cette réouverture arrive à point nommé, pour d’autres, à l’inverse, elle soulève une interrogation essentielle: faut-il une année pour réaliser la pose d’un triple dalot en béton ?
L’annonce avait été faite par Edgard Moukoumbi, Ministre des Travaux Publics et de la Construction. Dans un communiqué daté du 14 juillet 2025, le membre du gouvernement informait les usagers de l’axe Pharmacie de Nzeng-Ayong – Rond-Point de la fermeture de ce tronçon, dans le but de remplacer une buse effondrée. Initialement prévus pour une durée de trois mois, c’est sensiblement au bout d’un an que ces derniers pourraient prendre fin. Une situation difficilement explicable pour les riverains, au regard des tracasseries rencontrées par les transporteurs, notamment en cette période d’année scolaire où le trafic demeure intense.
La fermeture de la voie menant au Rond-Point de Nzeng Ayong à partir de la mi-juillet 2025 était liée aux travaux de remplacement d’une buse effondrée. Elle devrait être remplacée par un triple dalot en béton armé sur une durée de trois mois, pour faciliter l’écoulement des eaux et le passage de véhicules au niveau du pont. Jusqu’ici tout paraissait simple et normal. Un projet clair, une durée des travaux raisonnable fixée. Puis est arrivée l’incompréhension, l’inexplicable.
L’interminable durée des travaux
Les experts des travaux publics sont tous unanimes autour de l’idée que la pose d’un dalot de béton ne devrait pas durer plus de 28 jours. C’est donc dans cette perspective que les travaux réalisés sur l’axe échangeur de Nzeng-Ayong/Rond-Point, comprenant un triple dalot de béton avaient été projetés sur 3 mois. Seulement, à mesure que le temps passait, l’incompréhension s’installait. Plusieurs mois après l’annonce du début des travaux, les choses semblaient stagner. Disparition inexpliquée d’engins sur le site, ouvriers introuvables, aucune communication officielle, chantier à l’arrêt.
Le lourd tribut payé par les riverains
Pendant presqu’une année, les usagers de cet axe auront vécu un véritable calvaire. Entre chemins détournés pour rejoindre la voie principale, les interminables embouteillages et l’alourdissement anormal de leur portefeuille lié au transport, le coût psychologique, moral et financier de ces travaux pourrait difficilement être évalué chez les populations.







