Anthony Da Sylva signe au Mali: Otage des querelles de pouvoir, la sélection gabonaise voit une de ses options s’évaporer

Une des sélectionneurs faisant parti de la short liste arrêté par la Fegafoot a finalement signé avec les Aigles, conséquence de l’inertie de la tutelle sur ce dossier © Dépêches 241

Libreville, le 5 Juin 2026 – (Dépêches 241). L’inertie du ministère des Sports a un coût désormais chiffrable. Anthony Da Silva, l’un des trois techniciens figurant sur la short-liste définitive remise à Paul Ulrich Kessany depuis le 25 février 2026, vient de s’engager avec l’équipe nationale du Mali. Pendant que Libreville tergiversait, Bamako a agi. La sélection gabonaise paie cash les humeurs d’un ministre incapable, ou peu désireux, de trancher. Un nouvel épisode qui illustre les conséquences de la guerre d’influence entre la tutelle et la Fegafoot, sur fond d’ego, d’hésitations et de manœuvres en coulisses.

Le temps perdu finit toujours par se payer. Pendant que la Fédération gabonaise de football attend depuis plus de trois mois que le ministère des Sports valide le choix du futur sélectionneur des Panthères, l’une des principales pistes du dossier vient de s’évaporer. Anthony Da Silva, qui figurait parmi les trois techniciens retenus par la commission de recrutement et dont le profil avait recueilli un large consensus au sein de l’instance fédérale, a officiellement pris la direction des Aigles du Mali. 

Une signature qui sonne comme un désaveu pour les autorités sportives gabonaises, incapables jusqu’ici de sortir d’un blocage dont chacun connaît l’origine. Car depuis la transmission de la short-list au ministère le 25 février dernier, aucun arbitrage n’a été rendu, laissant l’équipe nationale dans un vide technique aussi incompréhensible que préjudiciable.

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Officiellement, le ministre Paul Ulrich Kessany estime nécessaire de réfléchir simultanément à l’ensemble de l’architecture technique entourant la sélection. Une position qui peine toutefois à convaincre dans un environnement où il appartient traditionnellement au sélectionneur désigné de composer son staff. Dans les coulisses, plusieurs sources du football gabonais évoquent l’existence d’une autre piste, portée en dehors du processus conduit par la Fédération. 

Selon certaines indiscrétions, l’ancien sélectionneur français Alain Giresse aurait été sollicité afin d’identifier un profil davantage en adéquation avec les préférences du ministre. Impossible à ce stade de confirmer formellement cette hypothèse. Mais une certitude demeure, à force de différer une décision attendue par tout un pays, le Gabon voit ses options se réduire. 

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Prisonnière du bras de fer entre sa fédération et sa tutelle, l’équipe nationale semble aujourd’hui davantage otage des considérations personnelles et des rapports de force institutionnels que guidée par l’impératif sportif. Désormais il ne reste au Gabon que deux options: Le Français Landry Chauvin et le portugais Luis Boa Morte. 

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