
Libreville, le 9 Juillet 2026 – (Dépêches 241). Après six mois et demi de détention à la prison centrale de Libreville, l’ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat a obtenu une liberté provisoire assortie de conditions strictes. Une décision qui, sans clore le dossier judiciaire, en modifie sensiblement la tonalité et qui rejaillit sur l’ensemble de ses collaborateurs incarcérés dans la même procédure.
Il y a des incarcérations qui marquent une date autant qu’un homme. Celle de Pascal Ogowé Siffon, survenue la veille de Noël, avait installé d’emblée l’affaire dans le registre du spectaculaire . Un ministre en exercice, devenu entre-temps sénateur, conduit en détention au sortir d’un conseil des ministres, pour un présumé détournement de fonds publics dépassant les dix milliards de francs CFA, des sommes censées servir au rayonnement de son département.
Sa défense, emmenée par Mes Jean Paul Moubembé, Jules Obiang et Herbert Mbovia, avait immédiatement dénoncé une procédure entachée d’irrégularités, invoquant notamment une immunité parlementaire qu’elle jugeait bafouée. Six mois et demi plus tard, c’est un tout autre climat qui entoure la sortie de l’ancien argentier du tourisme national, discrète, sobre, presque murmurée par une défense économe en mots.
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Car la formule livrée par Me Moubembe,« liberté provisoire conditionnée », à nos confères de Gabon Review n’est pas une formule de victoire. Elle ne signe ni relaxe ni abandon des poursuites. En réalité, nonobstant cette libération, l’information judiciaire se poursuit, l’ancien ministre demeure mis en cause, et le magistrat instructeur a simplement estimé que le maintien en détention n’était plus une nécessité procédurale à ce stade.
Reste que la liberté ainsi recouvrée n’a rien d’inconditionnel : cautionnement, remise du passeport, interdiction de sortie du territoire, obligations de pointage, voire interdiction de contact avec les autres protagonistes du dossier, la panoplie classique des mesures de sûreté qui transforment la liberté en sursis surveillé, le moindre manquement pouvant précipiter un retour derrière les barreaux.
Ce dénouement, du reste, ne concerne pas le seul Pascal Ogowé Siffon. Selon des sources proches du dossier, la mesure profite également à Christian Johnson Ogoula, son ancien directeur de cabinet, écroué dans la foulée de l’affaire, et par extension aux autres collaborateurs interpellés dans la même procédure. Une libération en cascade qui, sans dissiper les zones d’ombre entourant la gestion de plus de dix milliards de fonds publics, referme provisoirement le chapitre carcéral d’une affaire dont l’épilogue judiciaire, lui, reste encore à écrire.








Bonjour, je pense que c’est injuste, vraiment très injuste car beaucoup de détournement se et rien n’est ne se réalise comme travaux. Or que cet avait abattu un travail très acharné au sein du ministère. Nous avons vus les fruits, moi je suis un des agents du ministère. Beaucoup bénéficie de cette liberté or que les détournements se font au quotidien. Je me réjouis du au fait qu’il soit relâché un temps soit peu. Même l’affaire n’est pas totalement classé. La justice divine est la meilleure je crois.