
Libreville, le 22 juillet 2026-(Dépêches 241). Près de 800 hectares de forêts dévastés pour les activités minières au premier trimestre de l’année 2026. C’est le chiffre inquiétant révélé par un rapport de l’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS). Une pression croissante sur le couvert forestier gabonais qui contraste clairement avec les discours officiels qui placent le pays comme un élève modèle, en matière de préservation de l’environnement.
C’est au total 791,55 hectares de forêt qui ont été décampés au cours des six premiers mois de l’année 2026 au Gabon. L’information a été révélée par l’Agence Gabonaise d’Études et d’Observations Spatiales (AGEOS). Une déforestation qui inquiète légitimement les organisations de protection de l’environnement, d’autant plus que plusieurs hectares détruits étaient loin des zones autorisées.
Concrètement, 706,16 hectares de forêt ont été détruits au sein des périmètres officiellement attribués aux opérateurs miniers. Par contre, 85,39 hectares ont été dévastés en dehors des zones autorisées, mettant en relief des chevauchements sur de nombreux espaces ne disposant d’aucun titre d’exploitation. L’ étude de l’AGEOS révèle également que les exploitations minières de petites tailles représentent une source importante de cette déforestation.
Elles seules sont responsables de 469,82 hectares de pertes forestières, soit plus des deux tiers des superficies détruites dans les concessions minières. Des chiffres qui rendent responsables les grandes mines de 160,17 hectares de couvert forestier détruits, tandis que les permis de recherche, eux, comptabilisent 76,17 hectares de déforestation, à ce jour.
Des données disponibles aujourd’hui auprès du système national de surveillance environnementale de l’AGEOS, un dispositif qui couvre plus de 8 millions d’hectares des forêts du territoire gabonais et permet de suivre l’évolution de plus de 150 permis répartis entre 9 permis de grandes mines, 52 permis de petites mines et 99 permis de recherche.







