
Libreville, le 29 août 2026-(Dépêches 241). En séjour officiel à Accra, au Ghana, le Président de la République Gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a paraphé deux accords importants. Avec son homologue ghanéen John Dramani Mahama, les deux hommes ont acté le début d’un partenariat renforcé à travers notamment la signature de deux traités, l’un portant sur la formation diplomatique, et l’autre sur le renforcement des consultations politiques.
La nouvelle offensive diplomatique de Brice Clotaire Oligui Nguema vient de le conduire au Ghana, en Afrique de l’ouest. Reçu au Palais présidentiel, le numéro un gabonais a profité pour sceller de nouveaux accords avec ce géant de l’Afrique occidentale, principalement sur la formation diplomatique et le renforcement des consultations politiques. Des partenariats stratégiques signés « dans un climat de confiance et de fraternité africaine » avec la ferme volonté de faire émerger une collaboration plus étroite fondée sur « des partenariats économiques durables, une concertation politique régulière et une action commune en faveur de la stabilité du continent », rassure la présidence gabonaise.
Deux textes, une même ambition
Concrètement, le premier accord permettra aux diplomates gabonais et ghanéens de se former mutuellement, un moyen simple mais efficace de faire circuler l’expérience et le savoir-faire entre les deux administrations. Le second va plus loin : il pose les bases d’un dialogue politique régulier entre Libreville et Accra, de façon à accorder leurs positions sur les grands dossiers régionaux et internationaux, et à peser ensemble dans les instances multilatérales.
Rien d’anodin dans ce choix. En misant sur ces deux textes, les deux capitales affichent une volonté claire : transformer un rapprochement encore récent en relation de long terme, avec des mécanismes concrets pour l’entretenir.
Des dossiers économiques déjà sur la table
Au-delà des aspects institutionnels, les discussions entre les deux délégations ont largement débordé sur le terrain économique. Mines, agriculture, transformation locale des matières premières, pêche, gestion des forêts, numérique, éducation : la liste des secteurs évoqués donne la mesure de l’ambition affichée par les deux parties.
Pour le Gabon, cette ouverture vers le Ghana s’inscrit dans une logique bien identifiée : celle de la diversification économique portée par le Président Oligui Nguema, qui fait de la diplomatie un outil au service de l’investissement, du transfert de compétences et de l’industrialisation du pays.
Du côté de la présidence gabonaise, on insiste sur les complémentarités entre les deux économies, jugées porteuses de nouvelles opportunités pour les entreprises comme pour la jeunesse des deux nations. « Le Gabon et le Ghana disposent de complémentarités importantes susceptibles de stimuler les échanges économiques et les investissements », a-t-on pu lire.
Un arbre de l’amitié symbole d’un partenariat appelé à durer ?
La journée s’est refermée sur un geste chargé de symbole, Celui de la plantation de l’« arbre de l’amitié » par les deux chefs d’État. Un rituel diplomatique classique, mais qui prend ici un relief particulier, tant le Gabon et le Ghana partagent des préoccupations communes sur la préservation de l’environnement et la lutte contre le dérèglement climatique.
La séquence s’est achevée par un dîner officiel offert par John Dramani Mahama à Jubilee House, en l’honneur de son hôte gabonais, clôturant ainsi une première journée de visite placée tout entière sous le signe du resserrement des liens entre Libreville et Accra.







