Gabon: des représentants d’Airtel et Canal+ arrêtés après une réunion à la Présidence de la République ?

Des représentants des deux boîtes auraient été mis aux arrêts à la suite d’une réunion sous haute tension à la Présidence de la République.© Dépêches 241

Libreville, le 14 septembre 2026-(Dépêches 241). Quelques jours seulement après les mises en garde du Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, à l’endroit de certains des responsables d’Airtel et de Canal+, une réunion aurait été convoquée par ses soins, au Palais présidentiel du bord de mer. Absents, les principaux responsables de ces boîtes se seraient fait représenter, toute chose qui aurait provoqué l’ire du Chef de l’État, et occasionné l’arrestation des mandataires desdites sociétés, avant qu’il ne soient relâchés.

Le climat semble considérablement se crisper entre la Présidence gabonaise et deux grandes multinationales exerçant sur le territoire: il s’agit principalement d’Airtel Gabon et le groupe Canal+. Selon les informations relayées par Media Afrique News, les responsables de ces deux boîtes auraient été convoqués à la Présidence de République, dans le prolongement de la visite des chantiers initiés par le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.

Seulement, toujours selon Média Afrique News, ils n’auraient pas déféré à cette convocation, préférant se faire représenter par des collaborateurs. Une décision qui aurait provoqué le courroux du Palais Rénovation, où cette absence semble avoir été interprétée comme un manque de considération à l’endroit de la première et la plus haute institution du pays.

Aussi, d’après les mêmes sources, les représentants envoyés à cette réunion auraient tout simplement été mis aux arrêts avant d’être relâchés quelques heures plus tard. Cette nouvelle séquence pourrait donc tendre les relations entre Libreville et les deux multinationales.

Sous la conduite de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon est résolument engagé à rappeler que puissance économique ne signifie guère de s’affranchir des règles de la République, car en allant investir dans un pays, les entreprises qui bénéficient d’importants marchés et d’un accès à des nombreux consommateurs sont également tenues de respecter les lois, les institutions et les autorités des pays qui les accueillent.

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