
Libreville, 14 septembre 2026-(Dépêches 241). Les travaux de bitumage de la route Ndendé-Doussala, dans le sud du Gabon, seraient confrontés à d’importantes difficultés financières. Selon des informations rapportées par GabonReview, la Banque Africaine de Développement (BAD) aurait suspendu ses décaissements en faveur du projet depuis le 1er mars 2026, en raison d’engagements financiers du Gabon qui n’ont toujours pas été honorés. Une situation qui fait peser une menace sur la poursuite de ce chantier routier stratégique.
Le montant des impayés atteindrait près de 7 milliards de FCFA. Ces arriérés auraient directement affecté la trésorerie du projet, avec des conséquences sur les capacités opérationnelles de Sinohydro B14, l’entreprise chinoise chargée de l’exécution des travaux. D’après les informations rapportées par le média GabonReview, l’entreprise serait notamment confrontée à des difficultés d’approvisionnement en carburant, en bitume et en ciment, trois ressources essentielles à la poursuite des opérations de construction et de bitumage.
Longue d’environ 49 kilomètres, la route Ndendé-Doussala constitue un axe important pour le désenclavement du sud du Gabon et le renforcement des échanges avec la République du Congo. Le projet prévoit également la réalisation d’un pont frontalier, appelé à faciliter la connexion entre les deux pays. Son achèvement revêt ainsi un enjeu qui dépasse la seule question de l’amélioration du réseau routier national.
À ce stade, l’avancement du chantier serait estimé à environ 55 %. L’éventuelle interruption des travaux intervient alors que plus de la moitié du projet aurait déjà été réalisée. Une suspension prolongée pourrait non seulement retarder la livraison de l’infrastructure, mais également accroître les coûts du projet et compromettre le calendrier initialement prévu pour sa mise en service.
Au-delà d’un possible accroissement du coût des travaux, la situation soulève surtout la question de la régularité des engagements financiers pris dans le cadre des projets d’infrastructures financés avec l’appui des partenaires internationaux. Si la suspension des décaissements de la BAD et le montant des impayés rapportés sont confirmés, les autorités gabonaises devraient rapidement clarifier la situation et les dispositions envisagées pour permettre la reprise normale des financements et des travaux.
La route Ndendé-Doussala se retrouve ainsi au cœur d’une équation financière préoccupante : un chantier réalisé à 55 %, mais dont la poursuite serait fragilisée par près de 7 milliards de FCFA d’impayés. Pour l’heure, ces éléments reposent sur les informations rapportées. Une clarification officielle de la BAD et des autorités gabonaises permettrait de mesurer précisément l’ampleur de la situation et ses conséquences sur l’achèvement de cet axe routier stratégique.







