
Libreville, le 28 avril 2022 (Dépêches 241). Wilfried Ogandaga Vissy, étudiant à l’université Omar Bongo et militant zélé du parti démocratique gabonais (PDG), aurait manifestement usé de ses relations pour finalement être déclaré admis au concours de la magistrature alors qu’initialement, il avait été ajourné pour avoir obtenu une moyenne de 07,80/20 au terme du premier tour.
Le PDG sait récompenser ses militants, y compris parfois les moins méritants. Wilfried Ogandaga Vissy, étudiant à l’Université Omar Bongo (UOB), par ailleurs, Membre du Bureau National de l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais (UJPDG) pour le compte de l’Ogooué-Maritime, a été admis au concours l’école de la magistrature en dépit d’une moyenne de 07,80/20 obtenue après l’annonce des résultats.
C’est du moins ce qu’a révélé le média en ligne Funny Gabon, puis repris par plusieurs confrères depuis quelques jours. Wilfried Ogandaga Vissy est étudiant de l’UOB inscrit à la Faculté de Droit et de Sciences Économiques (FDSE). Dans le même temps il préside le Cercle de Réflexion des Étudiants de Droit (CRED). Des responsabilités qui perturbent le rendement scolaire du militant PDG. D’autant que des sources rapportent que le jeune étudiant plein de zèle, peine à soutenir son master 2 en droit. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui le pousse à s’inscrire parmi les 6619 candidats présents sur la liste de départ pour 170 places disponibles.
Ses chances sont minces, il obtient une moyenne de 07,80/20 et est ajourné dès le premier tour. Mais quelques temps après la publication des résultats finaux, Wilfried Ogandaga Vissy est déclaré admis. Comme lui, plusieurs autres noms ont été frauduleusement insérés sur les listes.
C’est du moins ce que croit savoir Gabonreview qui a révélé le 27 avril dernier que « cinq mois après l’organisation de la dernière session du concours, plusieurs personnes auraient rejoint les 170 élèves ayant été jugés aptes à intégrer l’école au terme des épreuves lancées en début novembre 2021. Précisant qu’il s’agit au total de 75 nouveaux élèves ajournés au terme du concours, dont certains avec une moyenne inférieure à 10/20 au second tour», a-t-on pu lire.Devant ce qui apparaît manifestement comme une entrave à la méritocratie tant prônée par le chef de l’État Ali Bongo Ondimba, d’aucuns parlent clairement d’une « République des inégalités».







