
Libreville, le 16 Juin 2026 – (Dépêches 241). La visite de la Première Dame sur les parcelles expérimentales de la Nyanga aura eu le mérite de braquer les projecteurs sur un travail scientifique de longue haleine, souvent discret mais pourtant déterminant pour l’avenir agricole du Gabon. Derrière ces essais agronomiques, ces champs de soja, d’arachide et de riz, se dessine une ambition nationale, celle de bâtir une véritable souveraineté semencière et réduire la dépendance alimentaire du pays. Au cœur de cette dynamique se trouve le Dr Yonelle Moukoumbi, chercheuse dont l’expertise et l’engagement font progressivement de la recherche scientifique un levier concret de transformation agricole.
Conduits par le Centre National de la Recherche Scientifique et Technologique (CENAREST), en étroite collaboration avec la Direction provinciale de l’Agriculture de la Nyanga, les essais de performances agronomiques sur le soja et l’arachide visent à sélectionner des variétés résilientes, adaptées aux réalités pédoclimatiques du Gabon. L’enjeu est majeur. Ces deux cultures constituent une source essentielle de protéines et d’acides aminés entrant dans la fabrication de la provende destinée à l’élevage. En développant des semences de qualité, produites localement, la recherche gabonaise s’attaque à l’un des maillons les plus stratégiques de la chaîne agricole et agro-industrielle : l’autonomie en intrants et la sécurisation de la production.
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Sous l’impulsion du Dr Yonelle Moukoumbi et de ses équipes, cette démarche scientifique dépasse largement le cadre de l’expérimentation. Elle prépare l’émergence d’une véritable filière semencière nationale capable de fournir de manière continue des semences certifiées pour l’ensemble des cultures nécessaires à l’agriculture et à l’élevage.
Dès septembre-octobre 2026, les premières semences des variétés de soja et d’arachide sélectionnées devraient être mises à la disposition des producteurs. Cette capacité à transformer la recherche en solutions concrètes illustre toute la pertinence du travail mené dans la Nyanga. Elle explique également l’intérêt manifesté par des partenaires internationaux tels que la JICA et la KAFACI, venus constater les avancées enregistrées dans le développement de la filière riz.
Car les résultats sont déjà tangibles. En août 2025, trois variétés de riz homologuées par la recherche gabonaise ont été exposées au musée de la KAFACI à Jeonju, en Corée du Sud, avant d’être mises entre les mains des producteurs finaux. Des coopératives agricoles ont été sélectionnées et formées aux techniques du Système de Riziculture Intensive (SRI), permettant une meilleure productivité et une utilisation plus rationnelle des ressources.
La visite de la Première Dame du Gabon Zita, Oligui Nguéma, précédée de celles du ministre de la Recherche scientifique et du ministre du Tourisme, prend ainsi une dimension particulière. Cette visite constitue une reconnaissance institutionnelle d’un travail scientifique exemplaire, porté avec rigueur et vision par le Dr Yonelle Moukoumbi. Dans ces parcelles de la Nyanga se joue peut-être l’une des plus belles promesses du Gabon de demain, celle d’une agriculture fondée sur la science, nourrie par l’innovation et portée par l’excellence de ses chercheurs.







