
Libreville, le 04 novembre 2022-(Dépêches 241). Le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba aurait fait reloger la famille des 7 personnes emportées par l’éboulement du pk8. Mais l’on apprend que plusieurs personnes auraient dans la foulée bénéficié de cette aide du chef de l’Etat bien que n’étant pas sous la menace d’éboulement.
En l’absence de logements sociaux et pour répondre dans l’urgence à la détresse des victimes de l’éboulement du pk8, le chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba aurait fait reloger la famille des 7 victimes dans l’un des hôtels Hibiscus à Libreville. C’est du moins ce que révèle l’une des rescapées de cet éboulement dans une vidéo publiée il y a quelques jours par notre confère Gabon Actu.
Dans cette même vidéo, l’on apprend que des personnes auraient profité de cette aide du chef de l’Etat à la place de vraies victimes. « Est-ce que vous savez qu’il ya des gens qui n’ont pas de maisons, qui ont fait une liste et que vous avez logé à l’hôtel Hibiscus » au détriment des vrais sinistrés qui sont chaque jour exposé à la mort. « J’ai faillis être enterrée vivante avec la boue jeudi 28 octobre. Mais j’ai eu la vie sauve grâce aux racines des arbres qui ont soutenu la boue » s’indigne Paulette Ivora, lieutenant de police à la retraite.
D’où cette interpellation à l’endroit du chef de l’Etat sur la nécessité de mettre en place un plan d’urgence afin de reloger de façon pérenne les populations menacées par les éboulements. « Nous ne voulons pas de buildings, nous ne voulons pas vos maisons de luxes, mais logez-nous. » poursuit Paulette Ivora. Par ailleurs, les populations sinistrées du PK8 reprochent à Ali Bongo de n’avoir pas eu de contact avec les populations, encore moins le chef de quartier lors de sa visite dans leur quartier.
C’est donc une visite, peut-on dire, en catimini, effectuée par Ali Bongo dans un quartier où plusieurs familles Gabonaises demandent à être relogées. Car, l’on ne risque pas de se tromper en affirmant que dans cette partie de la capitale, les familles sont quotidiennement exposées à la mort, du fait des pluies diluviennes qui s’abattent de façon récurrente à Libreville.







