Grand Libreville: craignant d’être expropriés, les propriétaires de terrains situés derrière Berthe et Jean interpellent Oligui Nguema

les propriétaires des terrains situés derrière Berthe et Jean, au Pk27 devant le siège de la SNI ce matin ©Dépêches241

Libreville, le 30 octobre 2024 (Dépêches 241). Réunis ce mercredi 30 octobre 2024 devant les locaux de la Société Nationale Immobilière (SNI), les propriétaires des terrains situés derrière Berthe et Jean, au Pk27 qui craignent d’être expropriés, ont lancé un cri d’alarme en direction du Président de la Transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. 

Ils étaient près d’une cinquantaine devant les locaux de la Société Nationale Immobilière (SNI) ce mercredi matin. Ils, ce sont les propriétaires des terrains situés dans la zone de derrière Berthe et Jean, qui craignent d’être expropriés par l’Etat. Lequel, selon leurs dires, aurait débuté sur leurs parcelles, des travaux  de terrassement devant aboutir à la construction de logements destinés aux militaires. « Depuis quelques  semaines, nous constatons que la police et la gendarmerie ont débuté des travaux de terrassement visant à construire des logements sur nos parcelles », a d’abord déclaré une membre du Collectif.

Poursuivant sur leurs inquiétudes, elle a rappelé qu’ils avaient pourtant eu il y a quelques mois, une rencontre avec le DG de la SNI pour prévenir la situation actuelle. « Nous avons eu une rencontre à Berthe et Jean à Essassa il y a 3 mois avec le Directeur Général de la SNI qui nous a rassuré qu’il ne venait pas pour nous déguerpir. Il venait plutôt pour régulariser les situations foncières. Maintenant, pour ceux qui seront impactés il devrait trouver une solution pour ces personnes. », a renchéri la même dame.

Face à cette situation, les propriétaires des terrains qui souhaitaient rencontrer le Directeur Général de la Société Nationale Immobilière (SNI) interpellent le Président de la Transition. « Lorsque le CTRI est arrivé, c’était un coup d’espoir que nous populations de Berthe et Jean avions applaudi et acclamé très fort vu les annonces du Président de la Transition. Alors que nous sommes en cours de Transition, nous constatons que ce qui se passait dans le système déchu est en train de se reproduire aujourd’hui », a clamé Beh Biyoghe Evans Ulrich, un autre membre du collectif impacté par la situation.

Des incompréhensions plus que toute autre chose ?

Toujours pour dire leur désarroi, le porte-voix du collectif  a indiqué que « Nous les populations, nous sommes venus humblement ici pour discuter avec les autorités de la SNI pour leur dire que le DG de la SNI est passé à Gabon Télévision, à Gabon 24 pour rassurer les populations. Mais aujourd’hui nous constatons que c’est autre chose qui se fait derrière Berthe et Jean. Ils sont en train de spolier les Gabonais. Nous sommes là depuis 15 à 20 ans (…) nous constatons que les militaires sont en train de tout enlever, voici pourquoi nous sommes là aujourd’hui », a rappelé le jeune riverain.

Pour l’équilibre de l’information, la rédaction de Dépêches 241 est entrée en contact avec le service communication de la Société Nationale Immobilière (SNI), afin d’avoir également la version de cette société sur ce dossier. « Aucune expropriation ne se fera à Essassa. C’est une cité en pleine mutation, et plusieurs projets communautaires y seront développés (commissariat de police, caserne de pompiers, etc.). Les personnes possédant des terrains dans les zones où ces infrastructures seront construites seront relocalisées sur d’autres parcelles non impactées. Le Directeur DG de la SNI ne cesse de le dire dans toutes ses sorties médiatiques sur la question liée à Essassa », a répliqué le Responsable Communication de la SNI.

Au moment où nous quittions les lieux, quelques membres dudit collectif étaient en train d’être reçus par le Directeur Général Adjoint de la SNI qui, sans doute, apportera plus de détails et de précisions aux inquiétudes de ces populations. 

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