
Libreville, le 2 avril 2025 – (Dépêches 241). Dans une séquence devenue virale sur les réseaux sociaux, un balai de véhicules de luxe acheminés par voie ferrée en direction de Franceville a provoqué une vague d’indignation au sein de la population gabonaise. Parmi les modèles transportés, des Toyota Land Cruiser 300, d’une valeur de plus de 80 millions de FCFA, ainsi que des pick-up et divers autres véhicules haut de gamme. Au total, une vingtaine de voitures ont été aperçues en convoi, roulant vers le fief du président de la transition.
« A quoi vous attendiez-vous quand on s’entoure des idéologues et des personnalités du régime ancien qui implémentent ces vils méthodes ? C’est simplement la continuité de ce qu’on a tous dénoncé sous le règne Bongo-PDG ». C’est là un commentaire d’un compatriote par rapport à une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrant plusieurs dizaines de véhicules de très haut standing en partance pour la province du Haut-Ogooué sans doute pour y attendre le président-candidat dans le cadre de sa tournée de campagne présidentielle.
Ce spectacle de faste et d’opulence contraste avec la réalité quotidienne de nombreux Gabonais, confrontés à des difficultés économiques croissantes. L’acheminement de ces véhicules par voie ferrée suscite d’autant plus de critiques que le « Bâtisseur » lui-même a récemment annoncé avoir « battu le record avec la construction de 1 950 km de routes en 19 mois ». Si de telles infrastructures étaient effectivement opérationnelles, pourquoi un convoi aussi prestigieux ne rallie-t-il pas Franceville par la route ? La contradiction n’a pas échappé aux internautes, qui se sont empressés de pointer du doigt l’hypocrisie du discours officiel.
Ce nouvel épisode vient s’ajouter à une série de mises en scène ostentatoires des proches du pouvoir, illustrant une déconnexion flagrante avec les préoccupations du peuple. Tandis que des milliers de citoyens peinent à joindre les deux bouts, les élites continuent d’afficher leur train de vie luxueux sans retenue. Cette démonstration de richesse, dans un contexte économique morose, envoie un message des plus troublants : les priorités du pouvoir semblent bien éloignées des besoins de la population.
Les critiques fusent, et pour cause, au lieu de symboliser une transition vers une gouvernance plus responsable et équitable, ces scènes rappellent tristement les pratiques du passé, où les privilèges et le clientélisme primaient sur l’intérêt général. Pour beaucoup, ces images sont la preuve que, derrière les promesses de changement, les vieux réflexes du pouvoir continuent de prospérer impunément.








La charité bien ordonnée commence par soi même dit l’adage . Peut on exclure ceci pour la circonstance ? Je pense que c’est de bonne guerre…