Gabon: Quand un sujet d’origine libanaise profère des injures à un avocat et une éminente magistrate au nez et à la barbe des autorités

L’irrespectueux et indécent compatriote d’origine libanaise (au centre ) a encore franchi le rubicon en insultant des personnalités respectables de l’institution judiciaire du Gabon ©MontageDépêches 241

Libreville, 22 avril 2025 – (Dépêches 241). Malgré le coup d’État du 30 août 2023 et l’élection présidentielle du 12 avril dernier remportée largement par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon semble toujours prisonnier d’un système laxiste, où l’impunité voudrait encore durablement s’établir. Une situation qui continue de pousser certaines personnes d’origine étrangère à se vautrer allègrement dans des agissements hautement condamnables, sans subir les rigueurs de la loi, comme en témoigne une vidéo récente impliquant un ressortissant libanais proférant copieusement des injures à des hauts responsables de l’appareil judiciaire gabonais.

Un individu répondant au nom de Nazih, connu sur les réseaux sociaux pour ses attaques ordurières et déviantes, s’est illustré dans une vidéo virale par un comportement outrancier. Dans un langage ordurier, il s’est permis de diffamer, outrager et injurier deux éminentes personnalités du monde judiciaire: Madame Paulette Acoly, haute magistrate de la République, et Maître Jean Paul Moubembe, avocat au barreau du Gabon. Il les accuse, sans preuve tangible, d’avoir dissimulé dans leurs domiciles respectifs Monsieur Hervé Patrick Opiangah, homme d’affaires, traqué alors par les forces de l’ordre.

Dans une séquence diffusée sur les réseaux sociaux, Nazih à qui le Gabon a pourtant offert son hospitalité, se livre à une litanie d’attaques  qu’il ne se serait vraisemblablement jamais permis dans son pays d’origine. Aussi a-t-il d’abord avancé:« Je commence par Maître Moubembe. Vous êtes allés sur les plateaux, vous êtes allés défendre un fugitif (…) Nous tous on a vu sur les réseaux, on a regardé votre interview à deux balles », assène-t-il dans un ton acerbe.

Il poursuit sa diatribe contre l’avocat gabonais en affirmant:« Monsieur Moubembe, vous êtes protégé par un statut tandis que les forces de l’ordre sont à la recherche d’un fugitif, Hervé Patrick Opiangah alias HPO. Vous avez hébergé HPO, et quand la PJ est venue et a encerclé votre maison, vous avez dit que vous bénéficiez d’un statut d’avocat qui vous protège et qu’ils n’ont pas le droit de rentrer chez vous. Mais vous êtes quel genre d’avocat corrompu, tu es un maudit », a-t-il ajouté. Des propos d’une extrême gravité, suggérant que Maître Moubembe aurait intentionnellement entravé une procédure judiciaire, en se prévalant de son statut professionnel.

Mais Nazih ne s’est pas arrêté là. Il s’en est également pris à Madame Acoly, haute magistrate, qu’il accuse elle aussi, d’avoir participé à la dissimulation du fugitif présumé. Selon lui:« Deux jours après l’arrivée des policiers, tu as fait sortir HPO par la barrière arrière, tu l’as fait entrer chez Madame Acoly. Je regarde, je te donne ça dans les détails », s’est-il étendu dans sa dérive.Puis, sur un ton ironique et provocateur, il poursuit :« Eh, Madame Acoly, haute magistrate de la République. Madame Acoly, on t’appelle oh. Madame Acoly, Hervé Patrick Opiangah, il a calé chez vous pendant un jour. Donc vous êtes aussi une corrompue (…) C’est avec ce genre de comportement que vous voulez que Yaya Brice Clotaire Oligui vous fasse confiance ? Un comportement de corrompus », s’est t-il exclamé. 

Des propos qui, ailleurs, auraient valu des poursuites immédiates. Mais au Gabon, cet épisode semble une nouvelle fois ignoré par les autorités. Plus inquiétant encore, l’attitude de l’intervenant laisse penser qu’il lisait un document préparé par des personnes tapies dans l’ombre, et pour qui il ne serait qu’un simple relais. La question qui se pose est donc double: d’où Nazih tient-il ses informations ? Et surtout, qui lui donne l’assurance qu’il peut impunément insulter et diffamer des représentants de la justice sans être inquiété ? Traîner dans la boue un ténor du barreau du reste ancien bâtonnier de l’ordre des avocats. Humilier et calomnier une magistrate émérite, par ailleurs secrétaire général du Conseil Supérieur de la magistrature ? 

Cette affaire relance le débat sur la réalité du changement promis par les nouvelles autorités. Car, malgré les discours rassurants, les actes posés, ou en l’occurrence l’absence de réaction, jettent un doute profond sur la volonté réelle de restaurer l’autorité de l’État. Une chose est certaine: si le dénommé Nazih, déjà coutumier des provocations, continue impunément à s’exprimer de manière si virulente, c’est qu’il pourrait bénéficier de protections au sein même de l’appareil d’État. Des personnalités influentes, pour des raisons inavouées, tireraient avantage de ses agissements et n’hésiteraient pas à compromettre la crédibilité des institutions pour continuer à lui garantir cette liberté de ton, une liberté dont il serait privé dans son propre pays.

One Commentaire

  1. Rufin KOUMBA KOUMBA

    Et s’il avait des preuves de ses allégations, qu’en dira-t-on ?

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