Silence du porte-parole du gouvernement après la libération de la famille Bongo: Laurence Ndong, la « Grande muette » !

Laurence Ndong, la Porte-Parole du gouvernement ne compte changer ses habitudes de la période de Transition © DR

Libreville, le 19 mai 2025 – (Dépêches 241). Tombée depuis plus de 72 heures, la nouvelle du départ en exil en Angola d’Ali Bongo Ondimba et sa famille, continue de cliver l’opinion publique gabonaise, au regard de la sensibilité du dossier. Fait marquant, en dehors d’un communiqué de presse lunaire et filandreux pondu vendredi par le Procureur Général près le Tribunal de Première Instance de Libreville Eddy Minang, presque  4 jours après, Laurence Ndong, porte-parole du Gouvernement, demeure silencieuse face à la vague d’indignations et aux nombreuses critiques que soulève la gestion irraisonnée de la situation de l’ex Chef d’État et de sa famille.

Jusqu’à quand Laurence Ndong va-t-elle continuer de se murer dans un silence assourdissant devant l’affaire suffisamment grave du départ en exil sans procès d’Ali Bongo Ondimba et sa famille ? C’est la grande question que se posent de nombreux gabonais, à la découverte de cette information depuis deux jours. Pourquoi sensiblement 48 heures plus tard, le porte-voix du Gouvernement ne prend-elle pas la parole pour rassurer l’opinion et dissiper toutes les rumeurs sur une justice gabonaise vraisemblablement aux ordres ?

Une tendance à se réfugier dans le silence qu’elle avait déjà manifesté durant la Transition, notamment au sujet de la falsification présumée du rapport du Dialogue National Inclusif d’avril dernier 2024, puis sur  l’adoption de la nouvelle loi électorale, un texte qui « enterre tous les acquis démocratiques », selon le Député Jean Valentin Leyama, mais aussi devant l’affaire impliquant deux frères du Président de la Transition dans des faits supposés de malversations financières. Dans toutes ces actualités, Laurence Ndong, déjà porte-parole du Gouvernement à l’époque, avait brillé par une constante: le silence.

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Aujourd’hui, alors que l’affaire de l’exil sans procès du Président déchu Ali Bongo Ondimba et sa famille est encore chaude, l’ancienne Ministre de la Communication et actuelle porte-parole du Gouvernement, très attendue pour éclairer la lanterne des gabonais, continue de rester sans voix, comme par le passé. Telle la « Grande muette », expression consacrée à l’armée pour son inclinaison à garder le silence peu importe la situation, Laurence Ndong se complait dans un mutisme qui trahit difficilement son incompétence et ses difficultés à défendre le gouvernement. 

Les élucubrations de l’ancienne égérie de la diaspora sur l’affaire en rapport avec la libération supposée de Sylvia et Noureddine Bongo en janvier 2024. Interrogée par un journaliste sur cette question hautement importante à l’effet d’édifier définitivement l’opinion et mettre fin aux supputations ayant cours, Laurence Ndong avait fait le choix curieux de la fuite en avant en prétextant gauchement que l’article source de Jeune Afrique était une invention qui n’émanerait pas du média panafricain. « Pour répondre rapidement à celui qui cite Jeune Afrique, faites attention,(…)  tout ce qui se dit sur Internet n’est pas toujours la vérité. J’ai vu souvent des personnes qui trichent, c’est de la fraude. Ils vont reproduire toute la charte graphique de Jeune Afrique et ils vont publier comme si c’était Jeune Afrique alors que ce n’est pas Jeune Afrique », va-t-elle d’abord avancer.  

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Du haut de son statut de Docteur, Laurence Ndong, l’incompétence en bandoulière, avait voulu faire croire à l’opinion que les médias ayant relayé l’information ont inventé l’URL de Jeune Afrique. De ses belles compétences d’universitaire, Laurence Ndong ne savait-elle pas qu’il est de coutume dans la pratique en journalisme, de saisir la partie adverse et que nonobstant cette saisine l’article est très souvent toujours publié ? Est-ce ces explications ubuesques et par peur de s’enliser à nouveau que l’ancienne PDGiste garde t-elle le silence ? 

Alors que le poste de porte-parole vient de lui être restituée à la faveur de la mise en place du 1er Gouvernement de la 5e République, dans l’opinion, l’énième silence de Laurence Ndong semble conforter l’idée d’une porte parole, dont la seule compétence se limite à la lecture des communiqués finaux des Conseils des Ministres. 

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