Déguerpissements: Ndong Sima refuse d’être l’agneau sacrificiel d’une mesure de déshumanisation sociale 

L’ancien Premier ministre de la Transition s’est défendu avec rigueur face aux accusations « irresponsables » d’une partie de la société civile pro Oligui Nguema voulant lui faire porter le chapeau de la déshumanisation des populations occasionnée par les déguerpissements indécents ©Montage Dépêches 241

Libreville, le 16 Juin 2025 – (Dépêches 241). La polémique enfle autour des récentes destructions à Plaine-Orety. Raymond Ndong Sima, ancien Premier ministre de la Transition, est sorti du silence avec une mise au point cinglante, accusant un groupe auto-proclamé de la société civile de le mêler à tort à ces opérations indignes et controversées. Dans une déclaration ferme, il dénonce des « manœuvres politiciennes » et un « culot » sans précédent de prétendus porte-parole du Président de la République, qu’il qualifie d’« usurpateurs » et « d’irresponsables », non sans annoncer des poursuites devant les tribunaux. 

Face aux vidéos circulant sur les réseaux sociaux, où certains acteurs de la société civile l’impliquent directement, Ndong Sima réaffirme avec force qu’il n’a jamais eu connaissance d’actions de déguerpissement menées sous son mandat. Il rappelle que, en tant que Chef du Gouvernement, il a toujours respecté les procédures légales, organisant inventaires et estimations, et saisissant la justice pour obtenir les ordonnances d’expulsion nécessaires.

Pour réduire les accusations des membres de la société civile devenus tout à coup porteurs de la parole présidentielle, Raymond Ndong Sima s’est lancé dans une kyrielle de questions dont la teneur a déconstruit par l’absurde l’approche de ceux que beaucoup qualifient de société civile « Moutouki ». « Quel ministre a introduit la réquisition des engins du génie militaire pour déguerpir les femmes, les hommes et les habitants de cette zone ? Et sur quel document – l’administration étant écrite – s’est-il appuyé ? Pourquoi ai-je chargé l’agent judiciaire de l’Etat de saisir et d’obtenir des ordonnances d’expulsion du tribunal ? » interroge-t-il, soulignant l’absurdité des accusations.

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L’ancien Premier ministre dénonce également le mélange des genres, fustigeant ces membres de la société civile qui, selon lui, se transforment en porte-voix officiels du Chef de l’État, dans « une dérive toxique » qui nuit à la crédibilité des Institutions.  C’est en cette occurrence qu’il a invité à la prudence et au respect de la loi, appelant à la responsabilité des gouvernants et des citoyens face à cette crise tout en dénonçant des « déclarations infondées, tristes reflets des manoeuvres politiciennes que nous pensions révolues, témoignent d’un culot qui n’a d’égal que leur soif manifeste de se mettre en lumière ou de se donner légitimité », d’une société civile sans doute animée par la seule volonté de conserver ses intérêts et ses prébendes.  

Raymond Ndong Sima a annoncé qu’à son retour, il portera l’affaire devant les tribunaux, promettant de poursuivre en justice ceux qui, selon lui, propagent des informations mensongères et salissent sa réputation. Cette mise au point explosive relance le débat sur la transparence et la légalité des opérations à Plaine-Orety, tout en jetant une lumière crue sur les tensions internes qui agitent le paysage politique gabonais. La bataille judiciaire et médiatique ne fait que commencer. 

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