Situation des Entraîneurs et éducateurs sportifs du Gabon:  Ibela Ignambi interpelle et tire la sonnette d’alarme

L’ancien sélectionneur U23, Saturnin Ibela Ignambi veut poser les bases d’une structuration et d’une reconnaissance légale du métier d’entraîneur

Libreville, le 16 août 2025 – (Dépêches 241). Ce vendredi 15 août 2025, l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) a accueilli une rencontre inédite entre membres de l’Association des entraîneurs et éducateurs sportifs du Gabon. Initié par l’entraîneur et instructeur Saturnin Ibela, accompagné d’autres figures de l’association, ce rendez-vous avait pour objectif de redynamiser la structure, sensibiliser ses membres sur l’importance du paiement régulier des cotisations et encourager de nouvelles adhésions.

Particularité de cette rencontre : l’absence notable du bureau directeur de l’association ainsi que de la hiérarchie sportive nationale, pourtant invités à plusieurs reprises. Une situation qui n’a pas empêché les participants d’échanger. « Il n’y a ni scission ni bicéphalisme dans notre organisation. Il nous fallait simplement réfléchir ensemble aux perspectives à venir et donner un nouveau souffle à notre mouvement, tout en assainissant le cadre professionnel dans lequel nous évoluons », a affirmé Saturnin Ibela.

Les discussions ont également porté sur les difficultés structurelles et financières qui entravent l’activité des entraîneurs et éducateurs sportifs. Depuis deux ans, l’association peine à exister sur la scène sportive, en raison du manque de financement, lui-même lié au non-paiement régulier des cotisations. Les participants ont insisté sur la nécessité, pour chaque membre et futur adhérent, de contribuer régulièrement afin de permettre à l’association de défendre efficacement leurs intérêts.

Pour Saturnin Ibela Ignambi, la situation est préoccupante : le cadre actuel ne permet pas aux entraîneurs de vivre dignement de leur métier. Le manque de valorisation, les conditions précaires et l’absence de perspectives aggravent leur marginalisation. « Les entraîneurs et éducateurs sportifs du Gabon vivent une situation très difficile. Ils ne sont pas pris en compte, et cela a des répercussions économiques et sociales. Certains sont réduits à de la mendicité, car ils sont très souvent payés en monnaie de singe », a-t-il dénoncé.

Au-delà des constats, la rencontre a permis d’esquisser des pistes pour sortir de l’impasse : renforcement de la cohésion interne, régularisation des contributions, et plaidoyer plus fort auprès des autorités sportives. Les membres présents ont insisté sur la nécessité de passer des paroles aux actes pour relancer l’association et redonner espoir à la profession.

Cette réunion, première d’une série annoncée, marque un signal fort : les entraîneurs et éducateurs sportifs du Gabon ne veulent plus subir. Ils entendent désormais s’organiser pour défendre leurs droits, améliorer leurs conditions de travail et s’imposer comme des acteurs incontournables du développement sportif national. 

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