
Libreville, le 12 janvier 2026 – (Dépêches 241). La nouvelle avait eu l’effet d’une bombe. La 31 décembre dernier, à la suite du troisième et ultime match des Panthères du Gabon soldé par une défaite face aux éléphants de Côte-d’Ivoire dans le groupe F de la CAN 2025, le Gouvernement avait décidé de mettre un terme au bail du staff technique et de suspendre dans la même foulée l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre. Seulement, 12 jours après, sans bilan, sans assises véritables ni refonte profonde, le même Gouvernement réhabilite l’équipe nationale, presque dans le plus grand anonymat.
Le Gouvernement gabonais vient de lever la suspension de l’équipe nationale de football, les Panthères du Gabon. L’information a été donnée par la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot) et relayée par nos confrères de L’Union. Une levée de suspension qui intervient seulement 12 jours après la décision des autorités de tout mettre à plat dans le football Gabonais.
La levée de cette suspension a été annoncée par la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), information relayée par L’Union. Elle intervient à peine douze jours après une mesure pourtant justifiée par la nécessité de « tout remettre à plat » dans le football national. Un délai pour le moins surprenant au regard de l’ampleur des maux dénoncés à l’époque par les autorités elles-mêmes.
Une suspension décidée sous le coup de l’émotion ?
D’où une interrogation légitime : la suspension était-elle le fruit d’une décision mûrement réfléchie ou d’un simple réflexe émotif ? Car comment expliquer qu’une mesure aussi radicale, prise au nom d’une réforme en profondeur, puisse être levée en moins de deux semaines, sans qu’aucune restructuration visible n’ait été engagée ? À moins de considérer que le football gabonais ait connu, en douze jours, une métamorphose fulgurante, digne des plus grandes révolutions sportives.
Plus sérieusement, quel était donc l’objectif réel de cette suspension ? Punir symboliquement ? Donner le change à une opinion publique frustrée par une énième désillusion sportive ? Ou simplement offrir un exutoire politique à une défaite jugée humiliante ? En l’absence d’explications claires et de décisions structurelles conséquentes, cette suspension éclair ressemble davantage à un geste d’humeur qu’à un acte de gouvernance sportive cohérent.
En définitive, cette suspension express, aussitôt décidée qu’annulée, laisse une impression persistante d’improvisation. Elle interroge sur la cohérence de la politique sportive de l’État et renforce le sentiment que, dans ce dossier comme dans bien d’autres, l’émotion continue de l’emporter sur la méthode.







