Affaire Gabomagate: Mouyouma dément son interdiction supposée de quitter le pays par les autorités

Thierry Mouyouma ex sélectionneur du Gabon n’a jamais fait l’objet d’une interdiction de quitter le territoire ©DR

Libreville, le 12 janvier 2026 – (Dépêches 241). Alors que, depuis quelques jours, une rumeur largement relayée sur les réseaux sociaux et même par certains médias fait état d’une supposée interdiction de sortie du territoire national visant l’ex-entraîneur des Panthères du Gabon, après son audition par les agents de la Direction générale des recherches (DGR), Thierry Mouyouma est sorti du silence et a formellement démenti cette information qu’il juge sans fondement. Selon lui, cette affaire aurait été montée de toutes pièces par des personnes mal intentionnées dont l’objectif serait de nuire à son image.

Depuis l’élimination prématurée des Panthères du Gabon lors de la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui se déroule actuellement au Maroc, l’ancien sélectionneur se retrouve au centre d’une polémique sans précédent. Il fait l’objet de plusieurs accusations particulièrement graves, liées à de supposées malversations financières auxquelles il aurait pris part. Dans ce contexte, le technicien gabonais aurait été entendu par la DGR dans le cadre d’une enquête visant à clarifier les zones d’ombre entourant plusieurs financements liés à la gestion de l’équipe nationale dont il est le sélectionneur. 

Fort de ces soupçons, le coach Mouyouma se retrouve pointé du doigt, bien qu’il ne soit pas, en tant que sélectionneur, responsable de la gestion financière du onze national. Pour l’ancien capitaine d’Azingo National, cette affaire serait le fruit d’une machination minutieusement nourrie et orchestrée par des individus déterminés à nuire à son image et à sa personne. Le technicien, qui se dit victime d’un complot, affirme que « cette opération a surtout pour but de m’humilier publiquement », affirme-t-il. Il soutient par ailleurs que les personnes à l’origine de ces accusations « ne disposent d’aucune preuve » établissant son implication dans ces malversations présumées.

À en croire ses déclarations, cette affaire viserait avant tout à porter atteinte à son intégrité. Dans le même esprit, elle constituerait une tentative déguisée de ses détracteurs d’effacer son empreinte et le travail de dur labeur qu’il a abattu durant ses deux années à la tête de l’équipe nationale, afin de bâtir une sélection compétitive, capable de défendre dignement les couleurs nationales. Certes, les objectifs fixés pour la 35ᵉ édition de la CAN n’ont pas été atteints, mais il n’en demeure pas moins que, sans lui, les Panthères ne se seraient peut-être pas qualifiées pour cette compétition.

Ainsi, incapables de fournir la moindre preuve susceptible d’établir sa culpabilité, certains dont un média notoirement connu et très prolixe sur Mouyouma auraient sciemment fait fuiter une fausse information relative à une prétendue interdiction de sortie du territoire, afin de donner une apparence de crédibilité à son audition à la DGR. Une information qui procède, visiblement, d’une volonté manifeste de déstabilisation et d’un acharnement visant à nourrir un sentiment de défiance populaire à son encontre.

Au-delà des accusations et des manipulations éventuelles qui entourent cette affaire, le dossier Mouyouma met en lumière la fragilité des réputations face aux rumeurs et aux emballements médiatiques. En l’absence de preuves établies et de décisions judiciaires formelles, cette cabale évoquée pose la question de la responsabilité des acteurs de l’information et du respect de la présomption d’innocence, dans un contexte où l’opinion publique est trop souvent façonnée par des accusations non étayées plutôt que par des faits avérés.

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