
Libreville, le 16 août 2025-(dépêches 241) C’est un véritable séisme qui secoue la Compagnie financière africaine (COFINA) au Gabon. Son directeur général, le Sénégalais El Hadji Mamadou Faye, a été poussé à la démission dans un climat de suspicion lourde, mêlant détournement de fonds, trafic d’influence et violation flagrante de la législation nationale. Ce scandale, qui éclabousse jusqu’aux plus hautes sphères de la direction, révèle l’ampleur des pratiques mafieuses qui gangrènent cette institution censée incarner le sérieux et la rigueur financière.
Au cœur de cette affaire sulfureuse, un membre de la famille même du DG. C’est en tout cas avec ce quitus qu’il est officiellement entré au Gabon avec un simple visa touristique de trois mois, il s’est pourtant retrouvé propulsé au poste stratégique de Directeur d’Exploitation Commerciales après avoir démissionné de son poste de chef d’agence a Cofina Sénégal, sans aucune autorisation du ministère du Travail. Un recrutement illégal, imposé à l’institution au mépris total des lois gabonaises, et qui illustre la désinvolture avec laquelle certains expatriés foulent aux pieds la souveraineté du pays.
Le stratagème était grossier, mais a fonctionné pendant deux longues années : tous les trois mois, l’intéressé rentrait au Sénégal pour renouveler son visa touristique, avant de revenir reprendre son poste comme si de rien n’était. Ce manège, orchestré avec la bénédiction de son DG et donc de son institution, s’est déroulé sous le nez des services de l’immigration et du ministère du Travail, révélant soit une complicité, soit une défaillance inquiétante de contrôle.
L’affaire prend une dimension encore plus explosive avec les suspicions d’un détournement massif : un autre expatrié, cette fois ci de nationalité Guinéenne, (ancien Responsable Des Opérations) décrit aujourd’hui comme un employé fantôme mais protégé, serait en fuite avec des lourdes suspicions de détournements de plusieurs millions de francs CFA. Un braquage en col blanc, savamment dissimulé sous les habits d’un poste usurpé. L’institution, elle, se retrouve désormais incapable de dénoncer ni d’engager des poursuites contre l’intéressé, puisque ce dernier n’avait aucun statut officiel dans l’organigramme de la société.
Ce scandale agit comme une gifle pour les employés gabonais de COFINA Gabon, dont plusieurs cadres, jugés trop intègres, avaient déjà été poussés à la démission parce qu’ils refusaient d’être associer aux magouilles du DG sortant. Une humiliation de plus, dans une entreprise où les postes stratégiques sont confisqués par des expatriés, laissant aux nationaux les miettes et le mépris.
En dépassant largement la fin de son mandat depuis mai dernier, El Hadji Mamadou Faye aura fini par incarner le symbole d’un système prédateur : mépris des lois, accaparement des postes par clanisme, et détournements supposés éhontés. Aujourd’hui, c’est toute la notoriété de COFINA qui est en lambeaux. Les autorités gabonaises n’ont plus d’autre choix que de frapper fort, et vite, pour mettre fin à cette dérive scandaleuse et rappeler que le Gabon n’est pas une jungle ouverte au travail illégal, aux trafics d’influence et aux pillages en col blanc.








C’est bien d’en parler mais ce cas est loin d’être isolé !
Plusieurs sociétés Sous-traitantes utilisent ce subterfuge afin de maintenir des non nationaux à des postes qui normalement leur sont dus.
Même en matière de coopération et de formation certains gardent le poste indéfiniment au détriment du Gabonais qu’ils étaient censés former.
Wind of the change……