
Libreville, le 2 septembre 2025-(Dépêches 241). Le Directeur de Publication du journal en ligne Gabon MediaTime (GMT) et un de ses plus fidèles contributeurs, Casimir Mapiya, sont convoqués à la Direction Générale des Recherches de la Gendarmerie Nationale. L’information a été donnée par la rédaction dudit organe de presse. Si pour l’heure les raisons véritables de cette convocation ne sont pas connues, les confrères de Gabon Media Time (GMT) évoquent une enquête pénale sans motifs à ce jour.
Harold Leckat Igassela, Fondateur et Directeur de Publication de GMT pourrait être arrêté par la Direction Générale des Recherches (DGR), le célèbre Camp Roux. En cause, une enquête pénale sans aucun motif le viserait. Dans un récent article publié sur son site internet, le média souligne qu’il ne serait pas le seul à être visé par cette plainte. Casimir Mapiya, un de ses plus importants contributeurs serait lui aussi concerné dans cette affaire.
Rappelons que cet épisode intervient dans un contexte particulièrement curieux. En effet, l’opinion se souvient encore des assignations de ce média devant la Haute Autorité de la Communication (HAC) par le Ministre des Affaires Étrangères, Régis Onanga Ndiaye et de l’ancienne Ministre de la Communication, Laurence Ndong. Sans forcément y admettre un lien, le timing de toutes ces affaires suscite raisonnablement des interrogations aujourd’hui.
Une violation permanente de l’Ordonnance n°00000012/2018 du 23 février 2018
Plus que sous l’ancien régime, ces pratiques mettent en péril constant l’indépendance de la presse et fragilisent la profession de journaliste au Gabon, en estant systématiquement les professionnels des médias devant les tribunaux. « Gabon Media Time déplore avec la plus grande fermeté cette judiciarisation pénale d’un acte de presse, en violation flagrante de l’Ordonnance n°00000012/2018 du 23 février 2018, qui dépénalise le délit de presse en République Gabonaise », s’est Insurgé le média.
Recours aux instances nationales et internationales face à la recrudescence des dérives
Devant les pressions et intimidations permanentes dont il serait victime, le journal se dit « inquiet » pour toutes les voix critiques du journalisme gabonais. A ce titre, « Gabon Media Time interpelle le Président de la République garant du respect de la Constitution, sur la récurrence de ces actes d’intimidation vis-à-vis de la presse indépendante qui à l’international ternissent l’image du Gabon », peut-on lire dans leur article.
Pour finir, le média indique s’être également tourné vers les instances internationales. « Nous avons saisi, à titre d’information et de vigilance, plusieurs institutions nationales et internationales, notamment : La Haute Autorité de la Communication (HAC); L’Ambassade des États-Unis au Gabon ; La Délégation de l’Union européenne en République gabonaise et Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) », conclut le même article.







