Rapport d’enquête d’Afrobarometer: 99% des gabonais jugent corrompue la majorité des éléments des forces de police nationale 

La Police Gabonaise corrompue et incompétente selon un rapport © DR

Libreville, le 6 septembre 2025-(Dépêches 241). Suivant une enquête réalisée par le réseau panafricain et indépendant de recherches Afrobarometer en partenariat avec le Centre d’Etudes et de Recherches en Géosciences Politiques et Prospective (CERGEP), 99% des citoyens gabonais pensent que la majorité des policiers sont des corrompus. Un chiffre qui soulève raisonnablement des inquiétudes au sujet des forces de l’ordre au Gabon.

1200, c’est le nombre des personnes interrogées récemment lors d’une enquête co-réalisée au Gabon par le réseau panafricain et indépendant de recherches Afrobarometer et le Centre d’Etudes et de Recherches en Géosciences Politiques et Prospective (CERGEP). Les chiffres de ladite enquête révèlent une idée particulièrement troublante sur les Forces de Police Nationale.

« Les résultats de l’enquête montrent que la police est largement perçue comme corrompue et peu fiable. Peu de citoyens ont estimé que la police agit avec professionnalisme et respecte les droits des personnes », lit-on dans le rapport d’enquête d’Afrobarometer. Le même rapport indique que 99% des citoyens interrogés ont estimé qu’un « certains » nombre de policiers sont corrompus et 68% ont soutenu que cette idée pourrait s’appliquer à « la plupart » ou à « tous » les policiers.

De nombreux griefs formulés à la police gabonaise 

Au rang des institutions ayant reçu la pire note dans le rapport d’enquête d’Afrobarometer, figure en première position la police nationale. Il est notamment reproché à ce corps de recourir systématiquement à la force et à la violence aussi bien sur les manifestants que sur les présumés coupables d’actes délictuels ou criminels. On reproche également aux policiers d’interpeller régulièrement les conducteurs sans motifs valables, et de procéder au racket de ces derniers.

Toutes ces récriminations concourent à saper la confiance des citoyens dans leurs forces de l’ordre, mais surtout à détruire davantage l’image d’une police dont la réputation est déjà fortement abîmée par les pratiques aux antipodes de l’éthique professionnelle.

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