Gabon: Pas moins de 12 personnes par chambre, le calvaire des étudiants de l’USTM

Les étudiants de l’USTM entassés dans une chambre © DR

Libreville, le 21 octobre 2025-(Dépêches 241). L’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) à Franceville, connaît d’importants remous ces derniers jours. En cause, des conditions de vie et d’apprentissage jugées désormais intenables par les étudiants, avec un campus universitaire en surpopulation qui enregistre aujourd’hui « entre 9 à 12 étudiants par chambre ».

Apprendre et réussir aujourd’hui à l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) relève de la véritable gageure, tant les conditions s’y trouvent extrêmement difficiles. Toute chose qui a conduit les étudiants de cet établissement à entamer un mouvement d’humeur il y a quelques jours, afin de réclamer de meilleures conditions de vie et d’apprentissage. « Le site pour les inscriptions est hors service, le restaurant universitaire fermé, les bourses ne sont pas payées », a d’abord déploré un des étudiants joint au téléphone par nos confrères de Gabon Media Time (GMT).

Outre le sempiternel problème des effectifs pléthoriques et les capacités d’accueil extrêmement insuffisantes des amphithéâtres de l’USTM, une autre difficulté a été soulevée par les étudiants en grève ces derniers jours. Les dortoirs de cette université seraient en surpopulation. « Dans le bâtiment M, les nouveaux étudiants vivent à 9 ou 12 dans une chambre serrés comme des sardines », a confié le même étudiant.

Avec plus de 5000 étudiants régulièrement inscrits en son sein, il faut dire que l’USTM affiche très clairement ses limites en matière d’accueil des apprenants. Ce mouvement d’humeur des étudiants sonne donc comme un cri de détresse à l’endroit des autorités compétentes, surtout quand on sait qu’au début de la Transition, une enveloppe de 13 milliards de francs CFA avait été affectée à la réfection et l’extension de plusieurs universités et grandes écoles du pays, mais deux ans plus tard, rien n’est visible sur le terrain.

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