
Libreville, le 7 novembre 2025-(Dépêches 241). Le Fondateur et Directeur de Publication du média en ligne Gabon Media Time (GMT) vient de recouvrer sa liberté après 18 jours de détention préventive à la prison centrale de Libreville. L’information a été relayée par le quotidien l’Union dans un article paru en début de soirée. Une décision unanimement saluée dans la corporation, tant l’arrestation et l’emprisonnement du journaliste Harold Leckat avait suscité de vives critiques dans l’opinion publique Gabonaise, mais aussi à l’international, avec plusieurs organisations mobilisées pour réclamer sa libération.
Près de trois semaines, c’est le temps que vient de passer Harold Leckat, Directeur de Publication de Gabon Media Time (GMT) dans les geôles du Gros Bouquet. Le journaliste est accusé des faits supposés d’escroquerie et de non-respect des procédures d’attribution de marchés publics, suivant les chefs d’accusation évoqués par le Procureur de la République, Bruno Obiang Mve.
Interpellé à l’aéroport international Léon Mba de Libreville par les limiers de la Direction Générale des Recherches (DGR) alors qu’il revenait d’une formation suivie en France, le patron de GMT aura passé cinq jours au Camp Roux, avant d’être présenté au Procureur, puis placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Libreville. Après 18 jours de détention, il a finalement été libéré ce soir du 7 novembre 2025.
Dans l’opinion, mais surtout pour sa corporation, cette mise en liberté provisoire est logique, au regard des faits qui lui sont reprochés. En effet, depuis le premier jour, les journalistes et le peuple Gabonais, peinent toujours à comprendre comment un tiers, en l’occurrence ici un prestataire privé, serait accusé de non-respect des procédures d’attribution de marchés publics, quand cette responsabilité incombe exclusivement à l’autorité publique. En attendant les conclusions définitives de cette affaire, la libération d’Harold Leckat est saluée et vécue comme un véritable soulagement par ses confrères.







