
Libreville, le 25 novembre 2025 – (Dépêches 241). Dans un contexte mondial marqué par l’urgence climatique et les déséquilibres persistants entre pays pollueurs et pays protecteurs de l’environnement, le Président de la République gabonaise, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est illustré par un post d’une rare franchise et d’une grande portée politique à l’occasion d’une table ronde consacrée à la protection du Bassin du Congo. Dans un contexte marqué par la présence du président français Emmanuel Macron, le chef de l’État gabonais a porté haut la voix d’un pays exemplaire mais insuffisamment soutenu.
Face aux grandes puissances, le Président Oligui Nguema a rappelé une réalité longtemps passée sous silence. Depuis plus de cinquante ans, le Gabon préserve l’un des massifs forestiers les plus importants de la planète, sans bénéficier de compensations réelles à la hauteur de cet effort. « Depuis plus de cinquante ans, le Gabon assume seul, sans compensation réelle, le coût de la préservation de sa forêt », a-t-il rappelé. Ce patrimoine forestier, véritable « poumon vert » du monde, joue pourtant un rôle déterminant dans la régulation du climat et la lutte contre le réchauffement climatique.
Sur un ton direct, empreint de dignité et de détermination, sans fioriture et sans nuances sémantiques, le Chef de l’État gabonais a dénoncé le décalage criant entre les discours internationaux et l’aide concrète accordée aux pays qui protègent effectivement les écosystèmes mondiaux. « Oui, nos partenaires nous accompagnent, mais cet appui reste très en dessous de ce qu’exigent les responsabilités que nous portons. Aujourd’hui, je le dis sans détour, cette situation n’est plus tenable », a-t-il affirmé, mettant fin à toute ambiguïté et marquant une rupture assumée avec la diplomatie de la complaisance.
Loin de toute posture victimaire, Brice Clotaire Oligui Nguema a tracé les contours d’une nouvelle doctrine gabonaise de la coopération internationale : moins de promesses symboliques, plus d’actions effectives ; moins de déclarations solennelles, plus de financements structurants. Il faut désormais « moins de déclarations, plus d’actions ; moins de gestes symboliques, plus de coopération active » car le Gabon ne demande pas « la charité » mais exige « un partenariat juste, équilibré et à la hauteur des sacrifices que notre nation consent depuis cinq décennies pour le bien de la planète », a-t-il fait savoir.
En inscrivant son argumentaire dans une logique de responsabilité partagée, le Président gabonais réaffirme la place du Gabon comme acteur central de la gouvernance environnementale mondiale. Une parole forte, crédible et souveraine, qui remplace l’Afrique non plus comme spectatrice des crises climatiques, mais comme pilier incontournable des solutions durables.
Cette sortie marque une étape importante dans la redéfinition des rapports entre l’Afrique et ses partenaires. Il symbolise surtout l’émergence d’un leadership gabonais assumé, porteur d’une diplomatie de la vérité, au service de la planète et de la dignité des peuples.







