
Libreville, le 24 Décembre 2025 – (Dépêches 241). Ce soir, sous les lumières du Maroc, le Gabon entre en lice. Une entrée en scène attendue, vibrante, presque solennelle. Pour cette première journée du groupe F de la Coupe d’Afrique des Nations, les Panthères ne viennent pas en visiteurs timides. Elles viennent avec leur histoire, leur foi et cette tranquille assurance de ceux qui savent d’où ils viennent.
Face à elles, un nom qui résonne fort sur le continent : le Cameroun. Les Lions indomptables, géants d’Afrique, multiples champions, porteurs d’un palmarès impressionnant. Mais le football n’est pas qu’affaire de trophées. Et lorsqu’il s’agit du Gabon, l’aura camerounaise n’a jamais suffi à faire plier les Panthères. L’histoire, parfois, choisit son camp.
Elle se souvient de 2010, en Angola. Ce jour-là, le Gabon d’Alain Giresse faisait tomber les Lions d’un Samuel Eto’o pourtant au sommet de son art. Une action, une passe de Roguy Meye, une frappe de Daniel Cousin, et un peuple entier qui exultait. Elle se souvient aussi de 2017, à domicile, quand les deux nations s’étaient neutralisées, se regardant droit dans les yeux, sans vainqueur mais sans vaincu.
Ce soir, l’enjeu est clair. Il ne s’agit pas seulement de points ou de classement. Il s’agit de prolonger une logique, de refuser la défaite, de croire à la victoire. Il s’agit d’honneur, de fierté, de cette flamme intérieure qui brûle dans les derbys régionaux. Un feu que rien ne doit éteindre.
Thierry Mouyouma le sait. Il l’a dit simplement, presque comme une évidence : « Un derby ne se perd jamais. Jamais deux sans trois. » Derrière la formule, une conviction profonde. Celle d’un groupe prêt, conscient de sa force, décidé à écrire une nouvelle ligne dans le récit du football gabonais.
Ce soir, les Panthères ne jouent pas seulement un match. Elles portent un peuple, une mémoire, et l’espoir tranquille de ceux qui savent que, parfois, l’histoire aime se répéter.







