
Libreville, le 6 janvier 2026 – (Dépêches 241). Annoncée pour le 5 janvier 2026 par de nombreux mouvements et collectifs, la grève dans le secteur de l’éducation nationale est globalement suivie sur l’ensemble du territoire national. Du Lycée Paul Indjendjet Gondjout (LPIG) de Libreville, en passant par le Lycée Aubin Georges Moudjeckou de Lambaréné ou encore du Lycée Eugène Kakogho de Leconi, les scènes demeurent les mêmes: salles de classes vides, élèves en divagation dans les cours des établissements et enseignants majoritairement présents sur les piquets de grève.
La crise qui a longtemps couvé au Ministère de l’Éducation Nationale est désormais manifeste. Depuis hier lundi 5 janvier 2026, les enseignants du primaire et du secondaire observent un mouvement de grève annoncé plusieurs semaines auparavant. À la différence de ce qui a souvent été donné de voir par le passé, cette grève semble être portée par un collectif nommé SOS Éducation, en rupture totale avec les traditionnels syndicats du secteur de l’éducation, jugés incapables de défendre correctement les intérêts de la corporation.
Alors que la rentrée des classes était très attendue par les élèves et leurs parents, le constat sur le terrain montre bien un mouvement de grève suivi dans la majorité des provinces du pays. « Nous sommes là, mais il n’y a personne dans les salles de classe. Les élèves sont partout dans la cour, mais il n’y a pas cours », a déclaré un enseignant de Sciences et Vie de la Terre (SVT) en poste au Lycée Paul Indjendjet Gondjout LPIG de Libreville.

Espérons désormais qu’avec le retour de Camélia Ntoutoume Leclercq, maintenue Ministre de l’Éducation Nationale dans le deuxième Gouvernement de Brice Clotaire Oligui Nguema, toutes les parties concernées vont bientôt se réunir, à l’effet de trouver des solutions concrètes qui pourraient satisfaire les différentes parties.







