
Libreville, le 7 janvier 2026 – (Dépêches 241). Depuis lundi 5 janvier, date prévue pour la reprise des cours sur l’ensemble du territoire, le secteur de l’Éducation Nationale est paralysé par une grève générale illimitée. Majoritairement tenu par le collectif « Sos Éducation », ce mouvement aurait, depuis le 6 décembre dernier, tranché sur son cahier de charges. Il s’agit clairement d’un plan d’action structuré en trois moments essentiels.
La communauté éducative du Gabon est secouée par une grève sévère depuis le 5 janvier dernier. Les enseignants exigent du Gouvernement d’Oligui Nguema une prise en compte immédiate de leurs revendications, restées trop longtemps ignorées par les nombreux gouvernements successifs.
Pour témoigner de leur volonté d’apaiser le climat dans le monde éducatif, le collectif « Sos Éducation » a structuré sa démarche en trois étapes claires. La première, qualifiée d’urgence à court terme, est la régularisation massive des situations administratives qui comprend les recrutements, les intégrations, les avancements, les reclassements après stage, le paiement des rappels de solde dès fin janvier et la mise en place d’une prime de risque de 100 000 FCFA.
Le second moment des revendications des enseignants consiste, à moyen terme, à l’amélioration substantielle de leur quotidien: il s’agit concrètement de procéder à la revalorisation de plusieurs de leurs primes, jugées extrêmement faméliques. Aussi, souhaitent-ils que la prime de logement soit revalorisée à 300 000 FCFA, celle du transport à 150 000 FCFA, les allocations familiales à 25 000 FCFA par enfant et enfin passer aux tableaux à feutre.
Les enseignants souhaitent pour finir, à long terme, une refonte totale du système de gestion de leurs carrières via notamment un guichet unique, des nominations aux postes de responsabilité sur proposition des pairs et la possibilité d’envisager une reconversion après 10 ans de service sans discontinuer.







