
Libreville, le 12 janvier 2026 – (Dépêches 241). L’Union démocratique des bâtisseurs (UDB) pourrait être à l’aube d’un changement stratégique à la tête de son secrétariat général. Selon plusieurs sources concordantes, Séraphin Moundounga, ancien vice-président de la République, serait pressenti pour occuper ce poste clé au sein du parti. Une hypothèse qui, si elle se confirmait, ne manquerait pas de susciter débats et interrogations.
Le profil de Séraphin Moundounga, ancien vice-président de la République présente des garanties institutionnelles certaines. Son expérience au sommet de l’État, sa connaissance fine des mécanismes de décision et son expérience en font un acteur susceptible d’assurer une meilleure articulation entre l’appareil partisan et l’exécutif, sans brouiller les lignes de responsabilité.
L’actuel secrétaire général de l’UDB, Mays Mouissi toujours en fonction, tout en ayant été récemment nommé ministre de l’Habitat cumule ainsi la responsabilité de secrétaire général du parti au pouvoir avec celle de membre du gouvernement. Une situation qui, bien que légalement possible, suscite de nombreuses interrogations sur le plan de la gouvernance politique.
Dans ce contexte, l’éventuelle nomination de Séraphin Moundounga pourrait précisément viser à mettre un terme à ce cumul, jugé peu lisible et mal perçu au sein de certains cercles politiques et de l’opinion. D’autant que, même sous le régime déchu, une règle non écrite mais strictement observée prévalait. Le secrétaire général du parti au pouvoir ne cumulait jamais la fonction de secrétaire générale avec celle de ministre de la République. Une norme politique informelle que l’Union Démocratique des Bâtisseurs (UDB) pourrait chercher à rétablir.
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les organes compétents du parti. Mais les signaux observés laissent penser qu’une décision pourrait intervenir dans les prochains jours. Le choix du secrétaire général de l’UDB constituera, à n’en point douter, un indicateur fort de l’orientation que le parti au pouvoir entend donner à son organisation et à sa discipline interne.







