
Libreville, le 23 janvier 2026-(Dépêches 241). Dans le climat social délétère qui semble régner au Gabon ces dernières semaines, une corporation vient d’emboîter le pas aux enseignants: les médias publics. Dans un bref communiqué lu sur la première chaîne de télévision, les principaux médias publics, notamment le groupe Gabon Télévisions, Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon (TDG), ont annoncé une grève générale illimitée, à partir du jeudi 22 janvier 2026, en réponse à la léthargie d’une tutelle qui ne donnerait toujours pas satisfaction aux revendications des professionnels de la communication.
Le syndicat des professionnels de la communication (Syprocom) est monté au créneau pour exprimer son ras-le-bol. À travers un court communiqué diffusé sur les antennes de la première chaîne de télévision, le groupe Gabon Télévisions, Radio Gabon et Télédiffusion du Gabon (TDG) ont indiqué qu’ils entrent en grève dès ce jeudi 22 janvier 2026. Une situation qui ne manquera pas d’impacter le service dans ces différents organismes de communication et d’information très suivis et consultés par les usagers.
Cette grève a surtout des conséquences graves car elle modifie substantiellement le fonctionnement normal et régulier de la première chaîne de télévision et la Radio nationale. « On est rentré en grève aujourd’hui. Service minimum. On bosse jusqu’à 15h vu qu’on est régi par la loi de la fonction publique. Les journaux télé et radio 10 mn », a expliqué un professionnel des médias publics chez nos confrères de Gabon MediaTime (GMT).
L’expression d’un ras-le-bol des agents ?
Pour les agents de ces entités, leurs revendications sont limpides et n’ont que trop duré. En leur essentiel, ils réclament depuis très longtemps déjà la mise en place et l’application d’un statut particulier pour les communicateurs, un dossier qui, selon eux, traîne depuis de nombreuses décennies, malgré des promesses sans lendemain.
Les mêmes agents exigent l’amélioration des conditions de travail y compris le paiement effectif des primes vestimentaires, de garde et de risques. « Nous avons attendu en vain une réponse concrète des autorités compétentes », a regretté un agent de Gabon Télévisions, expliquant les raisons qui ont conduit ces derniers à franchir le pas de la grève générale illimitée.







