Acquisition de la nationalité gabonaise après le mariage: c’est 6 ans pour le législateur 

Désormais, sur le fondement juridique de l’ordonnance n°0004/PR/2026 du 26 février 2026 portant Code de la nationalité gabonaise, le conjoint étranger devra attendre 6 ans après le mariage avant d’acquérir la nationalité © Dépêches 241

Libreville, le 26 Mars 2026 – (Dépêches 241). Avec la promulgation de l’ordonnance n°0004/PR/2026 du 26 février 2026 portant Code de la nationalité gabonaise, le législateur a choisi de revoir en profondeur les modalités d’accès à la citoyenneté par le mariage. Le texte introduit des exigences renforcées et consacre un délai plus long , soit 6 ans, avant toute demande d’acquisition de la nationalité, traduisant la volonté de privilégier la stabilité conjugale et la sincérité des unions.

Promulgué à l’issue d’un long processus d’examen et d’arbitrage législatif, le nouveau Code de la nationalité marque une évolution notable dans le droit gabonais. Désormais, le conjoint étranger d’un citoyen gabonais devra patienter six années de vie commune après la célébration du mariage avant de pouvoir prétendre à la nationalité. Cette disposition double ainsi le délai auparavant fixé à trois ans, consacrant une approche plus exigeante de l’intégration par l’alliance matrimoniale.

Au-delà du simple allongement du délai, le texte introduit également une série de conditions qui doivent être réunies avant toute demande. L’acquisition de la nationalité n’est plus considérée comme une conséquence automatique du mariage. Elle repose désormais sur une requête conjointe des époux et sur la preuve d’une union toujours valide durant la période requise. Le mariage devra en outre être authentifié par son inscription ou sa transcription dans les registres de l’état civil gabonais, gage de sa régularité juridique.

La loi précise enfin les règles encadrant la procédure judiciaire. Lorsque l’union a été célébrée hors du territoire national, la compétence pour examiner la demande revient exclusivement au Tribunal de première instance de Libreville. Par cette centralisation, le législateur entend prévenir toute tentative de contournement des règles de compétence et garantir une application uniforme du nouveau Code sur l’ensemble du territoire.

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