
Libreville, le 23 mars 2022 (Dépêches 241). Les écogardes ont été interdits hier lundi 21 mars 2022, d’effectuer un mouvement de grève dans leur propres locaux, de la Direction technique, située au Cap Santa-Clara au nord de Libreville, la capitale gabonaise. Un piquet de grève qui n’était pas du tout, du goût de la hiérarchie qui a fait intervenir la gendarmerie pour empêcher ces agents grévistes de poursuivre leur manifestation.
Plusieurs semaines après le dépôt de leur préavis de grève, les écogardes ont finalement décidé d’entamer une grève depuis le 14 mars dernier, au regard du mutisme entretenu par leurs responsables, face à leurs nombreuses revendications. Seulement ce mouvement d’humeur qu’ils souhaitaient organiser dans les locaux de la Direction technique située au Cap Santa-Clara, n’a visiblement pas trouvé l’assentiment de Hubert Ella Ekogha.
En effet, pour interdire tout mouvement de grève, le Directeur technique de l’agence nationale des parcs nationaux, auraient eu recours à l’intervention d’un bataillon de la Gendarmerie nationale. « Comme vous le savez nous sommes en grève depuis le 14 mars dernier, donc lundi nous avons décidé de changer de lieux de grève et d’effectuer un piquet de grève à l’intérieur de la Direction technique, et pas à l’extérieur de peur de troubler l’ordre public et de rester en conformité avec la loi. Malheureusement, sur instruction de Mr Hubert Ella Ekogha, nous étions étonnés de voir la gendarmerie nationale intervenir nous intimant l’ordre de libérer les lieux » a raconté un agent de l’ANPN en grève.
Cette affaire remet au goût du jour la problématique du respect du droit de grève. Un droit pourtant reconnu par la Constitution gabonaise.







