
Libreville, le 06 mars 2022-(Dépêches 241). En marge de la célébration en différée du 54ème anniversaire du Parti Démocratique gabonais (PDG) dans la ville de Franceville, plusieurs jeunes militants ont tenté d’agresser une responsable dudit parti, au motif qu’elle refuserait de payer à ces jeunes, l’argent qui leur avaient été promis en contrepartie de leur participation à ladite cérémonie.
Tels des moutons de panurge, les militants du Parti Démocratique Gabonais (PDG) ont une nouvelle fois été victime de l’irrespect des tenants du pouvoir le weekend écoulé à l’occasion de la célébration en différée du 54ème anniversaire de ce parti de masse dans la province du Haut-Ogooué
En effet, plusieurs jeunes de ladite localité ont été appâtés sur les lieux de la célébration contre la promesse de recevoir 5000 FCFA pour chacun des participants. Mais à la surprise générale, les organisateurs auraient pris la poudre d’escampette une fois l’événement terminé, provoquant l’ire des populations.
Dans une courte vidéo circulant sur les réseaux sociaux, l’on peut entendre la détresse d’une militante supposée détenir les fonds destinés à payer les jeunes recrutés pour faire le nombre sur le lieu de la cérémonie. «Attendez je vais sortir, vous allez me tuer», crie-t-elle, cloîtrée dans sa maison craignant pour sa vie. Cette dernière cite le sulfureux Cyriaque Mvourandjami, un intime d’Ali Bongo, comme la personne détenant «la clé du coffre» censé étancher la soif et l’appétit pécuniaire de ces jeunes que l’on assimile à « des bœufs votants ».
A l’approche de la présidentielle, il ne fait aucun doute que ces méthodes cavalières visant au transport et à l’achat des militants iront en se multipliant. Ce jusqu’à ce que chaque jeune prenne véritablement conscience de sa valeur et impose respect et dignité.







