
Libreville, le 07 juin 2022-(Dépêche 241). L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga, serait atteint d’une tumeur colorectale. C’est du moins l’information distillée dans la presse hexagonale par l’un de ses avocats qui alerte dans le même temps sur les conditions «inhumaines» de sa détention et espère obtenir une intervention immédiate de la France.
On en sait un peu plus sur l’état de santé de l’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, Brice Laccruche Alihanga. Il serait atteint d’une tumeur colorectale, selon un compte rendu d’examens, distillé dans la presse hexagonale par son avocat Richard Sédillot. Dans un tribune publiée le 04 juin dans les colonnes du quotidien français Le Journal du Dimanche, et reprise par plusieurs titres français, Richard Sédillot alerte sur les conditions de détention «inhumaines», de son client, dit-il assimilables à des actes de tortures.
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Dans la foulée, le conseil de l’ancien régent du palais du bord de mer révèle que ce dernier aurait « perdu plus de 30 kilos et son organisme s’affaiblit de jour en jour.», a-t-on pu lire. Arguant que l’ancien collaborateur d’Ali Bongo est maintenu en isolement depuis le début de sa détention, l’avocat de la défense souhaite en effet que les autorités françaises interviennent sur ce dossier pour le moins sensible. Ce d’autant que Brice Laccruche Alihanga n’a jamais été déchu de sa nationalité française. Il compte ainsi obtenir une libération provisoire de son client afin qu’il puisse bénéficier des soins médicaux appropriés du côté de l’hexagone.
Il serait donc question pour l’État français d’assurer la protection d’un de ses ressortissants à l’étranger. Cette protection prévoit en effet, aux termes du décret du 4 mai 2018, « qu’une assistance doit être apportée aux ressortissants français victimes d’un crime ou d’un délit à l’étranger », a-t-on pu lire.
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Mais pour les détracteurs de l’ancien homme fort du Palais, l’argument de la défense évoquant l’état de santé de Brice Laccruche Alihanga ne saurait prospérer. Ce d’autant que le mis en cause a récemment été condamné par la Justice gabonaise à 5 ans de prison pour acquisition frauduleuse de la nationalité gabonaise, ce qui interdit toute extradition pour quelque motif que ce soit. Mieux pour les autorités gabonaises la démarche de la défense du « conseiller intime » est auréolée de la seule volonté d’extraire Brice Laccruche Alihanga de la justice gabonais.







