Expropriation d’une famille Gabonaise par le Libanais Jaber: la réaction aux allures de médecin après la mort d’Antonella Ndembet

la réaction de la ministre de la Justice était beaucoup plus tôt ©DR

Libreville, le 21 juin 2022-(Dépêches 241). En annonçant l’ouverture d’une enquête le 16 juin, soit deux jours après la destruction de plusieurs habitants dans le cadre du litige foncier opposant la famille Nd’jimbi au clan Jaber, la ministre de la Justice Antonella Ndembet fait le médecin après la mort. 

La destruction de plusieurs habitations le 14 juin dernier au quartier London, dans le 4ème arrondissement de Libreville, par le Libanais Jaber, trahit manifestement l’impuissance de la force publique, face aux hommes d’affaires, qui abusent parfois éhontement de l’hospitalité gabonaise. 

En effet, pour ce litige foncier  vieux de 45 ans  opposant la famille Nd’jimbi au clan Jaber, le ministère de la Justice ne parvient toujours pas trancher. Poussé par l’ampleur suscité par l’affaire suite à la destruction à coup de tractopelle des bâtisses implantées sur le terrain querellé,  Antonella Ndembet a annoncé l’ouverture d’une enquête. Mais de l’avis de certains observateurs, cette enquête serait plus un écran de fumée qu’une véritable recherche pour  la manifestation de la vérité. 

Car, ladite affaire est notoirement connue des services de justice de notre pays. Ainsi, l’opinion publique assimile l’enquête annoncée par la ministre de la justice à l’intervention d’un médecin après la mort. Ce d’autant que les cris de détresse lancés par la famille Nd’jimbi ont été ignorés par les plus hautes autorités de notre pays.

Le moins que l’on puisse dire est que cette affaire n’a pas encore dévoilé  tous ses mystères. Ce au regard des érudits de la question foncière, fabriqués par les réseaux sociaux, lesquels n’hésitent pas à fouiller dans les poubelles de l’histoire pour chaque jour alimenter les débats.

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