
Libreville, le 30 juin 2022 – (Dépêches 241). Le Gabon poursuit manifestement sa marche vers la promotion de la bonne gouvernance. C’est pourquoi, le 29 juin à Libreville, les acteurs chargés de la mise en œuvre du processus du Mécanisme Africain d’évaluation par les pairs (MAEP) au Gabon ont pris part à un atelier de sensibilisation en vue de relancer la production du rapport national d’auto-évaluation.
Le Gabon s’est engagé à produire d’ici à 2023, son premier rapport d’auto-évaluation dans le cadre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). C’est un instrument d’autoévaluation volontaire de la performance des États membres en matière de gouvernance. Cet engagement pris par le Gabon, répond à une volonté manifeste des plus hautes autorités de notre pays au premier rang desquels le chef de l’État Ali Bongo Ondimba.
En effet, Libreville accueille depuis le 27 juin, une délégation du MAEP Continental conduite par Dr Ousmane Diallo, membre du panel des éminentes personnalités du MAEP en charge du Gabon. À cette occasion, un atelier de sensibilisation à été organisé le 29 juin à l’intention des principaux acteurs chargés de la mise en œuvre du processus du MAEP au Gabon. Il s’agit notamment du Conseil national de gouvernance, du Secrétariat permanent du MAEP GABON et des représentants de la société civile.
Pour Dr. Ousmane Diallo, cet atelier a pour objectif de présenter les nouveaux outils pour le travail d’évaluation aux acteurs du processus parmi lesquels le questionnaire d’auto-évaluation pays. Dans la foulée, rappelle Ousmane Diallo, le Gabon fait partie des premiers pays à adhérer au MAEP en 2003. Cela montre manifestement la volonté des plus hautes autorités à promouvoir la bonne gouvernance. « L’adhésion du Gabon au MAEP procède d’une volonté politique des plus hautes autorités dans la mesure où cette adhésion est volontaire et elle montre à la face de toute l’Afrique, l’Union Africaine notamment, que le Gabon est engagé dans la voie de la promotion de la bonne gouvernance pour le bien-être de la population », explique Dr. Ousmane Diallo.
Ainsi, en accord avec l’ensemble des parties prenantes, le Gabon dit vouloir accélérer le processus de sorte à présenter son rapport d’auto-évaluation lors du prochain sommet de l’Union Africaine en 2023. Pour Pépécy Ogouliguende, présidente de l’ONG Malachie, « La société civile qui occupe une place importante dans ce processus jouera son rôle pour que nous puissions véritablement traduire les aspirations des populations de base », a-t-elle indiqué. Précisant que la société civile veillera à ce que le processus arrive à terme, c’est-à -dire en février 2023.
Pour rappel, le Gabon a souscrit au MAEP en mars 2003 et adopté le calendrier d’évaluation des pays en février 2004. Et c’est en 2011 que le mémorandum d’entente a été signé par le chef de l’État gabonais Ali Bongo Ondimba entre le Gabon et le Maep-Continental.







